The Lance-Lemond Dialogue
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http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossier.asp?ida=428161
Le sulfureux Dr Ferrari*
par Jérôme Dupuis
Nom de code «McIlvenny»
En mai 1999, O'Reilly participa au camp d'entraînement [US
Postal] dans les Pyrénées, et, plus tard dans le mois, à
celui dans les Alpes. «Ferrari est arrivé dans les Alpes le
18 mai, déclare-t-elle. Il logeait dans son camping-car,
mais, cette nuit, il est venu dîner avec nous. Nous étions
tous attablés dans le petit restaurant de Sestrières, le
Dernier Tango, où j'avais réservé une table. [...] On
pouvait constater sur place que les relations entre Lance et
Ferrari étaient bonnes. Ils étaient assis côte à côte au
dîner, très à l'aise l'un avec l'autre. Pour nous, Ferrari
était le bienvenu puisqu'il accompagnait Lance. Luis [del
Moral, médecin officiel de l'équipe], lui, était un peu
vexé. Il voulait s'impliquer davantage avec Lance. C'était
la même chose pour la plupart des membres de l'équipe. Si
vous étiez avec Lance, vous aviez en effet une vie plus
facile. Mais Ferrari était arrivé et il était clair qu'il
était l'homme de la situation. Que ça plaise ou non à Luis,
c'était la même chose.»
[...] O'Reilly entendit dire que Ferrari avait rendu visite
à l'équipe pendant le Tour de France 1999. Elle n'en fut pas
le témoin direct, mais, depuis leur rencontre dans les
Alpes, elle savait que le médecin italien pouvait être
discret. «Il [Ferrari] devait aimer la moto, car le fils
d'un mécanicien lui a offert la veste d'un des motards du
Tour. Ce garçon était ravi d'avoir obtenu une veste pour
McIlvenny. C'est comme ça que lui et les autres appelaient
Ferrari: «McIlvenny». Ce nom de code leur permettait de
parler de Ferrari sans qu'on sache de qui il s'agissait.»
L'embarrassante liaison
Avant le Tour de France 2001, Michele Ferrari était connu
pour avoir déclaré au lendemain du fameux triplé de l'équipe
Gewiss-Ballan sur la Flèche wallonne que l'EPO n'était pas
plus dangereuse que le jus d'orange. A l'époque, en 1994, de
jeunes cyclistes professionnels étaient morts dans des
conditions mystérieuses liées à un abus d'EPO. Cette
comparaison avec le jus d'orange lui coûta son poste de
médecin au sein de l'équipe Gewiss-Ballan [...].
Peu de temps avant le Tour de France 2001, le 8 juillet, le
Sunday Times de Londres publia un long article qui mit en
lumière les relations de coureur à médecin qu'entretenaient
Armstrong et Ferrari. Peu de gens étaient informés de leur
collaboration et, comme l'Italien faisait l'objet d'une
enquête depuis trois ans, cette découverte sema des doutes
sur l'intégrité du cycliste le plus célèbre au monde. Le
procès de Ferrari pour dopage devait débuter en septembre,
deux mois après la fin du Tour de France 2001. [...]
Le coureur refusa d'en parler pendant les deux premières
semaines de l'épreuve [...]. Puis, le jour de repos, lors
d'une conférence de presse pleine à craquer, il évoqua les
questions soulevées par son association avec Michele
Ferrari. Dans son livre, Chaque seconde compte, Armstrong
résume ainsi la façon dont il défendit son médecin-
entraîneur cet après-midi-là: «Je connaissais bien Michele
Ferrari; c'était un ami et j'allais parfois le voir pour
qu'il me conseille sur mon entraînement. Il ne comptait pas
parmi mes principaux conseillers, mais c'était quelqu'un de
très écouté dans le milieu du cyclisme et il m'arrivait de
le consulter. Il m'avait aidé à mettre au point mon
entraînement en altitude et conseillé pour mon régime
alimentaire. [...] Je me refusais à accuser Michele et à
m'excuser de le connaître, car, autant que je sache, il n'y
avait aucune preuve contre lui. Tout venait de ce qu'il
avait eu pour patient, plusieurs années auparavant, un
coureur du nom de Filippo Simeoni, qui avait été par la
suite convaincu de dopage. «Il est innocent tant qu'un
tribunal ne l'a pas condamné», ai-je
dit. Un journaliste m'a demandé comment je pouvais concilier
mes prises de position antidopage et le maintien de
cette relation avec Ferrari. «C'est mon choix», ai-je
répondu. «Je le considère comme un honnête homme, un
homme juste et un innocent.»»
Une Rolex pour le médecin
[...] Les enquêtes policières effectuées en Italie indiquent
qu'Armstrong est allé voir Ferrari pendant deux jours en
mars 1999, pendant trois jours en mai 2000, deux jours en
août 2000, deux jours en septembre 2000 et trois jours en
avril 2001. Sans parler de sa visite en janvier 1997
[quelques semaines seulement après sa dernière séance de
chimiothérapie]. A Ferrare, lors de ses visites, Armstrong
logeait soit à l'hôtel Annunziata, un quatre- étoiles, soit
au Duchessa Isabella, un cinq- étoiles.
Dernière anecdote: une fois le Tour de France 2000 terminé
sur la deuxième victoire du champion texan, Armstrong,
Livingston et Hamilton se cotisèrent pour offrir une Rolex à
Ferrari. Juste un gage de leur reconnaissance.
Lance menace LeMond
Interviewé par le Sunday Times, Greg LeMond a témoigné de
son peu d'estime pour Michele Ferrari et il s'attend à
recevoir un coup de téléphone de Lance Armstrong. [...]
Quelques semaines après la parution de cet article, [...]
Kathy, son épouse, vient le chercher à l'aéroport de Minneapolis-
Saint Paul, dans le Minnesota, où le couple réside. Alors
qu'il s'installe sur le siège conducteur du Station Wagon
Audi de Kathy, le téléphone portable de Greg LeMond sonne.
«C'est Lance», murmure-t-il à sa femme en découvrant
l'identité de son interlocuteur.
Cette conversation téléphonique a eu lieu le 1er août 2001.
Greg LeMond refuse d'en évoquer la teneur. En vertu d'un
accord conclu avec Trek, l'un des principaux sponsors de
l'équipe US Postal et l'un des distributeurs des vélos de la
marque LeMond, il s'est engagé à ne pas parler publiquement
de celui qui lui a succédé au palmarès du Tour de France.
Rien n'empêche en revanche Kathy, son épouse, de témoigner.
[...] Voici, donc, selon Kathy LeMond, le contenu de cette
conversation:
«Greg, c'est Lance.
- Salut! Lance, qu'est-ce que tu fais?
- Je suis à New York.
- Ah, OK.
- Greg, je pensais que nous étions amis.
- Je le pensais aussi.
- Pourquoi as-tu dit ça?
- Sur Ferrari? Eh bien, il y a un truc qui ne va pas avec
Ferrari. Je suis déçu que tu voies quelqu'un comme lui.
J'ai un problème avec ce type et avec les médecins de son
espèce. Ma carrière a été abrégée, j'ai vu un coéquipier
mourir, j'ai vu des coureurs propres être détruits et
obligés de renoncer à leur carrière. Je n'aime pas ce
qu'est devenu notre sport.
- Oh, ça va, tu vas peut-être me dire que tu n'as jamais
pris d'EPO?
- Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai pris de l'EPO?
- Allez, tout le monde prend de l'EPO.
- Pourquoi penses-tu que j'en ai pris?
- Tu sais, ton come-back en 1989 [l'année où LeMond remporte
son deuxième Tour de France] a été spectaculaire. Le mien
[sa première victoire, en 1999] est un miracle, le tien en
est un autre. Tu ne pouvais pas être si fort en 1989 sans
utiliser de l'EPO.
- Ecoute, Lance, j'ai gagné le Tour de France avant que
l'EPO apparaisse dans le cyclisme. [...] Ce n'est pas
grâce à l'EPO que j'ai remporté le Tour, d'autant que mon
taux d'hématocrite n'a jamais dépassé 45, mais parce que
j'ai un VO2 max [capacité respiratoire maximale d'un
sportif] de 95, alors que le tien est de 82. Donne-moi le
nom d'une seule personne qui dit que j'ai pris de l'EPO.
- Tout le monde sait ça.
- Tu me menaces?
- Si tu veux la guerre, tu l'auras!
- Donc tu es en train de me menacer? [...]
- Je trouverai au moins dix personnes pour dire que tu as
pris de l'EPO. Dix personnes qui témoigneront.
- C'est impossible. Je sais que je n'en ai jamais pris.
Personne ne peut témoigner là-dessus. Si j'avais pris de
l'EPO, mon taux d'hématocrite aurait dépassé 45, ce qui
n'a jamais été le cas. C'est impossible et c'est faux. Je
pourrais produire tous mes paramètres sanguins, qui
prouvent que mon taux d'hématocrite n'a jamais été
supérieur à 45. Et si j'entends cette accusation contre
moi, je saurai que ça vient de toi.
- Tu n'avais pas à dire ce que tu as dit, ce n'était
pas correct.
- J'essaie d'éviter de parler aux journalistes. David Walsh
m'a appelé. Il connaissait tes relations avec Ferrari. Qu'est-
ce que je devais dire? No comment? Ce n'est pas mon genre.
Puis un journaliste de Sports Illustrated m'a également
téléphoné. J'ai parlé en tout à deux journalistes, point
barre. Il aurait peut-être mieux valu que je ne leur parle
pas, mais je n'ai dit que la vérité.
- Je pensais qu'il existait du respect entre nous.
- Je le pensais aussi. Ecoute, Lance, j'ai essayé de
t'avertir au sujet de Ferrari. Le procès de ce type va
s'ouvrir en septembre [2001]. Ce qu'il a fait dans les
années 90 a changé les coureurs. Tu devrais prendre tes
distances avec lui.»
* Médecin italien, impliqué dans une affaire de dopage jugée
au printemps 2004. Le tribunal ne rendra sa décision qu'à
l'automne prochain.
Post-Scriptum Plutôt discret de tempérament, Lance Armstrong
a fait son entrée dans la rubrique People depuis qu'il
s'affiche publiquement au bras de sa nouvelle girlfriend, la
chanteuse pop américaine Sheryl Crow, rencontrée l'an
dernier lors d'un gala de charité.
why do u bother wasting your time by posting this article in french when not
everyone could read nor understand the language(this is not the first time u
have done this either) so next time try translating it so the majority of
those who visit this news group can read it
"B. Lafferty" <Magni@Italia.com> wrote in message
news:Wjizc.26321$Yd3.2035@newsread3.news.atl.earthlink.net...
> http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossi-
> er.asp?ida=428161
>
> Le sulfureux Dr Ferrari*
>
> par Jérôme Dupuis
>
> Nom de code «McIlvenny»
>
> En mai 1999, O'Reilly participa au camp d'entraînement [US
> Postal] dans
les
> Pyrénées, et, plus tard dans le mois, à celui dans les
> Alpes. «Ferrari est arrivé dans les Alpes le 18 mai, déclare-t-
> elle. Il logeait dans son camping-car, mais, cette nuit,
> il est venu dîner avec nous. Nous étions
tous
> attablés dans le petit restaurant de Sestrières, le
> Dernier Tango, où j'avais réservé une table. [...] On
> pouvait constater sur place que les relations entre Lance
> et Ferrari étaient bonnes. Ils étaient assis côte à côte
> au dîner, très à l'aise l'un avec l'autre. Pour nous,
> Ferrari était
le
> bienvenu puisqu'il accompagnait Lance. Luis [del Moral,
> médecin officiel
de
> l'équipe], lui, était un peu vexé. Il voulait s'impliquer
> davantage avec Lance. C'était la même chose pour la
> plupart des membres de l'équipe. Si vous étiez avec Lance,
> vous aviez en effet une vie plus facile. Mais
Ferrari
> était arrivé et il était clair qu'il était l'homme de
> la situation. Que ça plaise ou non à Luis, c'était la
> même chose.»
>
>
> [...] O'Reilly entendit dire que Ferrari avait rendu
> visite à l'équipe pendant le Tour de France 1999. Elle
> n'en fut pas le témoin direct, mais, depuis leur rencontre
> dans les Alpes, elle savait que le médecin italien pouvait
> être discret. «Il [Ferrari] devait aimer la moto, car le
> fils d'un mécanicien lui a offert la veste d'un des
> motards du Tour. Ce garçon était ravi d'avoir obtenu une
> veste pour McIlvenny. C'est comme ça que lui et
les
> autres appelaient Ferrari: «McIlvenny». Ce nom de code
> leur permettait de parler de Ferrari sans qu'on sache de
> qui il s'agissait.»
>
> L'embarrassante liaison
>
> Avant le Tour de France 2001, Michele Ferrari était connu
> pour avoir
déclaré
> au lendemain du fameux triplé de l'équipe Gewiss-Ballan
> sur la Flèche wallonne que l'EPO n'était pas plus
> dangereuse que le jus d'orange. A l'époque, en 1994, de
> jeunes cyclistes professionnels étaient morts dans
des
> conditions mystérieuses liées à un abus d'EPO. Cette
> comparaison avec le
jus
> d'orange lui coûta son poste de médecin au sein de
> l'équipe Gewiss-Ballan [...].
>
>
> Peu de temps avant le Tour de France 2001, le 8 juillet,
> le Sunday Times
de
> Londres publia un long article qui mit en lumière les
> relations de coureur
à
> médecin qu'entretenaient Armstrong et Ferrari. Peu de
> gens étaient
informés
> de leur collaboration et, comme l'Italien faisait
> l'objet d'une enquête depuis trois ans, cette découverte
> sema des doutes sur l'intégrité du cycliste le plus
> célèbre au monde. Le procès de Ferrari pour dopage
> devait débuter en septembre, deux mois après la fin du
> Tour de France 2001. [...]
>
>
> Le coureur refusa d'en parler pendant les deux premières
> semaines de l'épreuve [...]. Puis, le jour de repos, lors
> d'une conférence de presse pleine à craquer, il évoqua les
> questions soulevées par son association
avec
> Michele Ferrari. Dans son livre, Chaque seconde compte,
> Armstrong résume ainsi la façon dont il défendit son médecin-
> entraîneur cet après-midi-là: «Je connaissais bien Michele
> Ferrari; c'était un ami et j'allais parfois
le
> voir pour qu'il me conseille sur mon entraînement. Il ne
> comptait pas
parmi
> mes principaux conseillers, mais c'était quelqu'un de très
> écouté dans le milieu du cyclisme et il m'arrivait de le
> consulter. Il m'avait aidé à mettre au point mon
> entraînement en altitude et conseillé pour mon régime
> alimentaire. [...] Je me refusais à accuser Michele et à
> m'excuser de le connaître, car, autant que je sache, il
> n'y avait aucune preuve contre
lui.
> Tout venait de ce qu'il avait eu pour patient,
> plusieurs années
auparavant,
> un coureur du nom de Filippo Simeoni, qui avait été par la
> suite convaincu de dopage. «Il est innocent tant qu'un
> tribunal ne l'a pas condamné»,
ai-je
> dit. Un journaliste m'a demandé comment je pouvais
> concilier mes prises de position antidopage et le
> maintien de cette relation avec Ferrari. «C'est mon
> choix», ai-je répondu. «Je le considère comme un
> honnête homme, un
homme
> juste et un innocent.»»
>
> Une Rolex pour le médecin
>
> [...] Les enquêtes policières effectuées en Italie
> indiquent qu'Armstrong est allé voir Ferrari pendant deux
> jours en mars 1999, pendant trois jours en mai 2000, deux
> jours en août 2000, deux jours en septembre 2000 et
trois
> jours en avril 2001. Sans parler de sa visite en janvier
> 1997 [quelques semaines seulement après sa dernière séance
> de chimiothérapie]. A Ferrare, lors de ses visites,
> Armstrong logeait soit à l'hôtel Annunziata, un
quatre-
> étoiles, soit au Duchessa Isabella, un cinq- étoiles.
>
>
> Dernière anecdote: une fois le Tour de France 2000 terminé
> sur la deuxième victoire du champion texan, Armstrong,
> Livingston et Hamilton se
cotisèrent
> pour offrir une Rolex à Ferrari. Juste un gage de leur
> reconnaissance.
>
> Lance menace LeMond
>
> Interviewé par le Sunday Times, Greg LeMond a témoigné de
> son peu d'estime pour Michele Ferrari et il s'attend à
> recevoir un coup de téléphone de
Lance
> Armstrong. [...] Quelques semaines après la parution de
> cet article, [...] Kathy, son épouse, vient le chercher à
> l'aéroport de Minneapolis-Saint
Paul,
> dans le Minnesota, où le couple réside. Alors qu'il
> s'installe sur le
siège
> conducteur du Station Wagon Audi de Kathy, le téléphone
> portable de Greg LeMond sonne. «C'est Lance», murmure-t-il
> à sa femme en découvrant l'identité de son interlocuteur.
>
>
> Cette conversation téléphonique a eu lieu le 1er août
> 2001. Greg LeMond refuse d'en évoquer la teneur. En vertu
> d'un accord conclu avec Trek, l'un des principaux sponsors
> de l'équipe US Postal et l'un des distributeurs
des
> vélos de la marque LeMond, il s'est engagé à ne pas parler
> publiquement de celui qui lui a succédé au palmarès du
> Tour de France. Rien n'empêche en revanche Kathy, son
> épouse, de témoigner. [...] Voici, donc, selon Kathy
> LeMond, le contenu de cette conversation:
>
>
> «Greg, c'est Lance.
>
>
> - Salut! Lance, qu'est-ce que tu fais?
>
>
> - Je suis à New York.
>
>
> - Ah, OK.
>
>
> - Greg, je pensais que nous étions amis.
>
>
> - Je le pensais aussi.
>
>
> - Pourquoi as-tu dit ça?
>
>
> - Sur Ferrari? Eh bien, il y a un truc qui ne va pas avec
> Ferrari. Je suis déçu que tu voies quelqu'un comme lui.
> J'ai un problème avec ce type et
avec
> les médecins de son espèce. Ma carrière a été abrégée,
> j'ai vu un
coéquipier
> mourir, j'ai vu des coureurs propres être détruits et
> obligés de renoncer
à
> leur carrière. Je n'aime pas ce qu'est devenu notre sport.
>
>
> - Oh, ça va, tu vas peut-être me dire que tu n'as jamais
> pris d'EPO?
>
>
> - Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai pris de l'EPO?
>
>
> - Allez, tout le monde prend de l'EPO.
>
>
> - Pourquoi penses-tu que j'en ai pris?
>
>
> - Tu sais, ton come-back en 1989 [l'année où LeMond
> remporte son deuxième Tour de France] a été
> spectaculaire. Le mien [sa première victoire, en
1999]
> est un miracle, le tien en est un autre. Tu ne pouvais pas
> être si fort en 1989 sans utiliser de l'EPO.
>
>
> - Ecoute, Lance, j'ai gagné le Tour de France avant que
> l'EPO apparaisse dans le cyclisme. [...] Ce n'est pas
> grâce à l'EPO que j'ai remporté le Tour, d'autant que
> mon taux d'hématocrite n'a jamais dépassé 45, mais
parce
> que j'ai un VO2 max [capacité respiratoire maximale d'un
> sportif] de 95, alors que le tien est de 82. Donne-moi le
> nom d'une seule personne qui dit que j'ai pris de l'EPO.
>
>
> - Tout le monde sait ça.
>
>
> - Tu me menaces?
>
>
> - Si tu veux la guerre, tu l'auras!
>
>
> - Donc tu es en train de me menacer? [...]
>
>
> - Je trouverai au moins dix personnes pour dire que tu as
> pris de l'EPO.
Dix
> personnes qui témoigneront.
>
>
> - C'est impossible. Je sais que je n'en ai jamais pris.
> Personne ne peut témoigner là-dessus. Si j'avais pris de
> l'EPO, mon taux d'hématocrite
aurait
> dépassé 45, ce qui n'a jamais été le cas. C'est impossible
> et c'est faux.
Je
> pourrais produire tous mes paramètres sanguins, qui
> prouvent que mon taux d'hématocrite n'a jamais été
> supérieur à 45. Et si j'entends cette accusation contre
> moi, je saurai que ça vient de toi.
>
>
> - Tu n'avais pas à dire ce que tu as dit, ce n'était pas
> correct.
>
>
> - J'essaie d'éviter de parler aux journalistes. David
> Walsh m'a appelé. Il connaissait tes relations avec
> Ferrari. Qu'est-ce que je devais dire? No comment? Ce
> n'est pas mon genre. Puis un journaliste de Sports
> Illustrated m'a également téléphoné. J'ai parlé en tout
> à deux journalistes, point barre. Il aurait peut-être
> mieux valu que je ne leur parle pas, mais je
n'ai
> dit que la vérité.
>
>
> - Je pensais qu'il existait du respect entre nous.
>
>
> - Je le pensais aussi. Ecoute, Lance, j'ai essayé de
> t'avertir au sujet de Ferrari. Le procès de ce type va
> s'ouvrir en septembre [2001]. Ce qu'il a fait dans les
> années 90 a changé les coureurs. Tu devrais prendre tes
> distances avec lui.»
>
>
> * Médecin italien, impliqué dans une affaire de dopage
> jugée au printemps 2004. Le tribunal ne rendra sa
> décision qu'à l'automne prochain.
>
> Post-Scriptum Plutôt discret de tempérament, Lance
> Armstrong a fait son entrée dans la rubrique People depuis
> qu'il s'affiche publiquement au bras de sa nouvelle
> girlfriend, la chanteuse pop américaine Sheryl Crow,
> rencontrée l'an
dernier
> lors d'un gala de charité.
Hey, you dumb schmuck ! Your English doesn't even get past
line one, so stuff it. Unless there is a change in the
charter, educated people can exchange information in this
newgroup in any language whose characters can be read on the
screen. Just fewer people will understand. There is CRAYOLA
font styling for you. I'm surprised you could even reply,
but congratulations on identifying the mystery language !!
going ... going ... PLONK !
--
Bonne route,
Sandy Paris FR "dwjones45" <dwjones45@comcast.net> a écrit
dans le message de : news:EqOdncFc4Kp1nlPdRVn-
gg@giganews.com...
> why do u bother wasting your time by posting this article
> in french when
not
> everyone could read nor understand the language(this is
> not the first time
u
> have done this either) so next time try translating it so
> the majority of those who visit this news group can read
> it "B. Lafferty" <Magni@Italia.com> wrote in message news-
> :Wjizc.26321$Yd3.2035@newsread3.news.atl.earthlink.net...
> >
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossier-
.asp?ida=428161
> >
> > Le sulfureux Dr Ferrari*
> >
> > par Jérôme Dupuis
> >
> > Nom de code «McIlvenny»
> >
> > En mai 1999, O'Reilly participa au camp d'entraînement
> > [US Postal] dans
> les
> > Pyrénées, et, plus tard dans le mois, à celui dans les
> > Alpes. «Ferrari
est
> > arrivé dans les Alpes le 18 mai, déclare-t-elle. Il
> > logeait dans son camping-car, mais, cette nuit, il est
> > venu dîner avec nous. Nous étions
> tous
> > attablés dans le petit restaurant de Sestrières, le
> > Dernier Tango, où j'avais réservé une table. [...] On
> > pouvait constater sur place que les relations entre
> > Lance et Ferrari étaient bonnes. Ils étaient assis côte
à
> > côte au dîner, très à l'aise l'un avec l'autre. Pour
> > nous, Ferrari était
> le
> > bienvenu puisqu'il accompagnait Lance. Luis [del Moral,
> > médecin officiel
> de
> > l'équipe], lui, était un peu vexé. Il voulait
> > s'impliquer davantage avec Lance. C'était la même
> > chose pour la plupart des membres de l'équipe. Si vous
> > étiez avec Lance, vous aviez en effet une vie plus
> > facile. Mais
> Ferrari
> > était arrivé et il était clair qu'il était l'homme de la
> > situation. Que
ça
> > plaise ou non à Luis, c'était la même chose.»
> >
> >
> > [...] O'Reilly entendit dire que Ferrari avait rendu
> > visite à l'équipe pendant le Tour de France 1999. Elle
> > n'en fut pas le témoin direct,
mais,
> > depuis leur rencontre dans les Alpes, elle savait que le
> > médecin italien pouvait être discret. «Il [Ferrari]
> > devait aimer la moto, car le fils
d'un
> > mécanicien lui a offert la veste d'un des motards du
> > Tour. Ce garçon
était
> > ravi d'avoir obtenu une veste pour McIlvenny. C'est
> > comme ça que lui et
> les
> > autres appelaient Ferrari: «McIlvenny». Ce nom de code
> > leur permettait
de
> > parler de Ferrari sans qu'on sache de qui il
> > s'agissait.»
> >
> > L'embarrassante liaison
> >
> > Avant le Tour de France 2001, Michele Ferrari était
> > connu pour avoir
> déclaré
> > au lendemain du fameux triplé de l'équipe Gewiss-Ballan
> > sur la Flèche wallonne que l'EPO n'était pas plus
> > dangereuse que le jus d'orange. A l'époque, en 1994, de
> > jeunes cyclistes professionnels étaient morts dans
> des
> > conditions mystérieuses liées à un abus d'EPO. Cette
> > comparaison avec le
> jus
> > d'orange lui coûta son poste de médecin au sein de
> > l'équipe
Gewiss-Ballan
> > [...].
> >
> >
> > Peu de temps avant le Tour de France 2001, le 8 juillet,
> > le Sunday Times
> de
> > Londres publia un long article qui mit en lumière les
> > relations de
coureur
> à
> > médecin qu'entretenaient Armstrong et Ferrari. Peu de
> > gens étaient
> informés
> > de leur collaboration et, comme l'Italien faisait
> > l'objet d'une enquête depuis trois ans, cette découverte
> > sema des doutes sur l'intégrité du cycliste le plus
> > célèbre au monde. Le procès de Ferrari pour dopage
devait
> > débuter en septembre, deux mois après la fin du Tour de
> > France 2001.
[...]
> >
> >
> > Le coureur refusa d'en parler pendant les deux premières
> > semaines de l'épreuve [...]. Puis, le jour de repos,
> > lors d'une conférence de presse pleine à craquer, il
> > évoqua les questions soulevées par son association
> avec
> > Michele Ferrari. Dans son livre, Chaque seconde compte,
> > Armstrong résume ainsi la façon dont il défendit son médecin-
> > entraîneur cet
après-midi-là:
> > «Je connaissais bien Michele Ferrari; c'était un ami et
> > j'allais parfois
> le
> > voir pour qu'il me conseille sur mon entraînement. Il ne
> > comptait pas
> parmi
> > mes principaux conseillers, mais c'était quelqu'un de
> > très écouté dans
le
> > milieu du cyclisme et il m'arrivait de le consulter. Il
> > m'avait aidé à mettre au point mon entraînement en
> > altitude et conseillé pour mon
régime
> > alimentaire. [...] Je me refusais à accuser Michele et à
> > m'excuser de le connaître, car, autant que je sache, il
> > n'y avait aucune preuve contre
> lui.
> > Tout venait de ce qu'il avait eu pour patient, plusieurs
> > années
> auparavant,
> > un coureur du nom de Filippo Simeoni, qui avait été par
> > la suite
convaincu
> > de dopage. «Il est innocent tant qu'un tribunal ne l'a
> > pas condamné»,
> ai-je
> > dit. Un journaliste m'a demandé comment je pouvais
> > concilier mes prises
de
> > position antidopage et le maintien de cette relation
> > avec Ferrari.
«C'est
> > mon choix», ai-je répondu. «Je le considère comme un
> > honnête homme, un
> homme
> > juste et un innocent.»»
> >
> > Une Rolex pour le médecin
> >
> > [...] Les enquêtes policières effectuées en Italie
> > indiquent
qu'Armstrong
> > est allé voir Ferrari pendant deux jours en mars 1999,
> > pendant trois
jours
> > en mai 2000, deux jours en août 2000, deux jours en
> > septembre 2000 et
> trois
> > jours en avril 2001. Sans parler de sa visite en janvier
> > 1997 [quelques semaines seulement après sa dernière
> > séance de chimiothérapie]. A
Ferrare,
> > lors de ses visites, Armstrong logeait soit à l'hôtel
> > Annunziata, un
> quatre-
> > étoiles, soit au Duchessa Isabella, un cinq- étoiles.
> >
> >
> > Dernière anecdote: une fois le Tour de France 2000
> > terminé sur la
deuxième
> > victoire du champion texan, Armstrong, Livingston et
> > Hamilton se
> cotisèrent
> > pour offrir une Rolex à Ferrari. Juste un gage de leur
> > reconnaissance.
> >
> > Lance menace LeMond
> >
> > Interviewé par le Sunday Times, Greg LeMond a témoigné
> > de son peu
d'estime
> > pour Michele Ferrari et il s'attend à recevoir un coup
> > de téléphone de
> Lance
> > Armstrong. [...] Quelques semaines après la parution de
> > cet article,
[...]
> > Kathy, son épouse, vient le chercher à l'aéroport de
> > Minneapolis-Saint
> Paul,
> > dans le Minnesota, où le couple réside. Alors qu'il
> > s'installe sur le
> siège
> > conducteur du Station Wagon Audi de Kathy, le téléphone
> > portable de Greg LeMond sonne. «C'est Lance», murmure-t-
> > il à sa femme en découvrant l'identité de son
> > interlocuteur.
> >
> >
> > Cette conversation téléphonique a eu lieu le 1er août
> > 2001. Greg LeMond refuse d'en évoquer la teneur. En
> > vertu d'un accord conclu avec Trek,
l'un
> > des principaux sponsors de l'équipe US Postal et l'un
> > des distributeurs
> des
> > vélos de la marque LeMond, il s'est engagé à ne pas
> > parler publiquement
de
> > celui qui lui a succédé au palmarès du Tour de France.
> > Rien n'empêche en revanche Kathy, son épouse, de
> > témoigner. [...] Voici, donc, selon Kathy LeMond, le
> > contenu de cette conversation:
> >
> >
> > «Greg, c'est Lance.
> >
> >
> > - Salut! Lance, qu'est-ce que tu fais?
> >
> >
> > - Je suis à New York.
> >
> >
> > - Ah, OK.
> >
> >
> > - Greg, je pensais que nous étions amis.
> >
> >
> > - Je le pensais aussi.
> >
> >
> > - Pourquoi as-tu dit ça?
> >
> >
> > - Sur Ferrari? Eh bien, il y a un truc qui ne va pas
> > avec Ferrari. Je
suis
> > déçu que tu voies quelqu'un comme lui. J'ai un problème
> > avec ce type et
> avec
> > les médecins de son espèce. Ma carrière a été abrégée,
> > j'ai vu un
> coéquipier
> > mourir, j'ai vu des coureurs propres être détruits et
> > obligés de
renoncer
> à
> > leur carrière. Je n'aime pas ce qu'est devenu notre
> > sport.
> >
> >
> > - Oh, ça va, tu vas peut-être me dire que tu n'as jamais
> > pris d'EPO?
> >
> >
> > - Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai pris de l'EPO?
> >
> >
> > - Allez, tout le monde prend de l'EPO.
> >
> >
> > - Pourquoi penses-tu que j'en ai pris?
> >
> >
> > - Tu sais, ton come-back en 1989 [l'année où LeMond
> > remporte son
deuxième
> > Tour de France] a été spectaculaire. Le mien [sa
> > première victoire, en
> 1999]
> > est un miracle, le tien en est un autre. Tu ne pouvais
> > pas être si fort
en
> > 1989 sans utiliser de l'EPO.
> >
> >
> > - Ecoute, Lance, j'ai gagné le Tour de France avant que
> > l'EPO apparaisse dans le cyclisme. [...] Ce n'est pas
> > grâce à l'EPO que j'ai remporté le Tour, d'autant que
> > mon taux d'hématocrite n'a jamais dépassé 45, mais
> parce
> > que j'ai un VO2 max [capacité respiratoire maximale d'un
> > sportif] de 95, alors que le tien est de 82. Donne-moi
> > le nom d'une seule personne qui
dit
> > que j'ai pris de l'EPO.
> >
> >
> > - Tout le monde sait ça.
> >
> >
> > - Tu me menaces?
> >
> >
> > - Si tu veux la guerre, tu l'auras!
> >
> >
> > - Donc tu es en train de me menacer? [...]
> >
> >
> > - Je trouverai au moins dix personnes pour dire que tu
> > as pris de l'EPO.
> Dix
> > personnes qui témoigneront.
> >
> >
> > - C'est impossible. Je sais que je n'en ai jamais pris.
> > Personne ne peut témoigner là-dessus. Si j'avais pris
> > de l'EPO, mon taux d'hématocrite
> aurait
> > dépassé 45, ce qui n'a jamais été le cas. C'est
> > impossible et c'est
faux.
> Je
> > pourrais produire tous mes paramètres sanguins, qui
> > prouvent que mon
taux
> > d'hématocrite n'a jamais été supérieur à 45. Et si
> > j'entends cette accusation contre moi, je saurai que ça
> > vient de toi.
> >
> >
> > - Tu n'avais pas à dire ce que tu as dit, ce n'était pas
> > correct.
> >
> >
> > - J'essaie d'éviter de parler aux journalistes. David
> > Walsh m'a appelé.
Il
> > connaissait tes relations avec Ferrari. Qu'est-ce que je
> > devais dire? No comment? Ce n'est pas mon genre. Puis un
> > journaliste de Sports
Illustrated
> > m'a également téléphoné. J'ai parlé en tout à deux
> > journalistes, point barre. Il aurait peut-être mieux
> > valu que je ne leur parle pas, mais je
> n'ai
> > dit que la vérité.
> >
> >
> > - Je pensais qu'il existait du respect entre nous.
> >
> >
> > - Je le pensais aussi. Ecoute, Lance, j'ai essayé de
> > t'avertir au sujet
de
> > Ferrari. Le procès de ce type va s'ouvrir en septembre
> > [2001]. Ce qu'il
a
> > fait dans les années 90 a changé les coureurs. Tu
> > devrais prendre tes distances avec lui.»
> >
> >
> > * Médecin italien, impliqué dans une affaire de dopage
> > jugée au
printemps
> > 2004. Le tribunal ne rendra sa décision qu'à l'automne
> > prochain.
> >
> > Post-Scriptum Plutôt discret de tempérament, Lance
> > Armstrong a fait son entrée dans la rubrique People
> > depuis qu'il s'affiche publiquement au bras de sa
nouvelle
> > girlfriend, la chanteuse pop américaine Sheryl Crow,
> > rencontrée l'an
> dernier
> > lors d'un gala de charité.
> >
> >
>
On Mon, 14 Jun 2004 22:21:51 +0200, SMMB <leurre@free.fr> wrote:
> Hey, you dumb schmuck ! Your English doesn't even get past
> line one, so stuff it. Unless there is a change in the
> charter, educated people can exchange information in this
> newgroup in any language whose characters can be read on
> the screen. Just fewer people will understand. There is
> CRAYOLA font styling for you. I'm surprised you could even
> reply, but congratulations on identifying the mystery
> language !!
>
> going ... going ... PLONK !
But if you can read it, why not just translate it into
English?
--
Bob in CT Remove ".x" to reply
dwjones45 <dwjones45@comcast.net> wrote:
> why do u bother wasting your time by posting this article
> in french when not everyone could read nor understand the
> language(this is not the first time u have done this
> either) so next time try translating it so the majority of
> those who visit this news group can read it
Phyllis Stein!
> "B. Lafferty" <Magni@Italia.com> wrote in message news:Wj-
> izc.26321$Yd3.2035@newsread3.news.atl.earthlink.net...
>> http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/doss-
>> ier.asp?ida=428161
>>
>> Le sulfureux Dr Ferrari*
>>
>> par Jérôme Dupuis
>>
>> Nom de code «McIlvenny»
>>
>> En mai 1999, O'Reilly participa au camp d'entraînement
>> [US Postal] dans
> les
>> Pyrénées, et, plus tard dans le mois, à celui dans les
>> Alpes. «Ferrari est arrivé dans les Alpes le 18 mai, déclare-t-
>> elle. Il logeait dans son camping-car, mais, cette nuit,
>> il est venu dîner avec nous. Nous étions
> tous
>> attablés dans le petit restaurant de Sestrières, le
>> Dernier Tango, où j'avais réservé une table. [...] On
>> pouvait constater sur place que les relations entre Lance
>> et Ferrari étaient bonnes. Ils étaient assis côte à côte
>> au dîner, très à l'aise l'un avec l'autre. Pour nous,
>> Ferrari était
> le
>> bienvenu puisqu'il accompagnait Lance. Luis [del Moral,
>> médecin officiel
> de
>> l'équipe], lui, était un peu vexé. Il voulait s'impliquer
>> davantage avec Lance. C'était la même chose pour la
>> plupart des membres de l'équipe. Si vous étiez avec
>> Lance, vous aviez en effet une vie plus facile. Mais
> Ferrari
>> était arrivé et il était clair qu'il était l'homme de la
>> situation. Que ça plaise ou non à Luis, c'était la même
>> chose.»
>>
>>
>> [...] O'Reilly entendit dire que Ferrari avait rendu
>> visite à l'équipe pendant le Tour de France 1999. Elle
>> n'en fut pas le témoin direct, mais, depuis leur
>> rencontre dans les Alpes, elle savait que le médecin
>> italien pouvait être discret. «Il [Ferrari] devait aimer
>> la moto, car le fils d'un mécanicien lui a offert la
>> veste d'un des motards du Tour. Ce garçon était ravi
>> d'avoir obtenu une veste pour McIlvenny. C'est comme ça
>> que lui et
> les
>> autres appelaient Ferrari: «McIlvenny». Ce nom de code
>> leur permettait de parler de Ferrari sans qu'on sache de
>> qui il s'agissait.»
>>
>> L'embarrassante liaison
>>
>> Avant le Tour de France 2001, Michele Ferrari était connu
>> pour avoir
> déclaré
>> au lendemain du fameux triplé de l'équipe Gewiss-Ballan
>> sur la Flèche wallonne que l'EPO n'était pas plus
>> dangereuse que le jus d'orange. A l'époque, en 1994, de
>> jeunes cyclistes professionnels étaient morts dans
> des
>> conditions mystérieuses liées à un abus d'EPO. Cette
>> comparaison avec le
> jus
>> d'orange lui coûta son poste de médecin au sein de
>> l'équipe Gewiss-Ballan [...].
>>
>>
>> Peu de temps avant le Tour de France 2001, le 8 juillet,
>> le Sunday Times
> de
>> Londres publia un long article qui mit en lumière les
>> relations de coureur
> à
>> médecin qu'entretenaient Armstrong et Ferrari. Peu de
>> gens étaient
> informés
>> de leur collaboration et, comme l'Italien faisait
>> l'objet d'une enquête depuis trois ans, cette découverte
>> sema des doutes sur l'intégrité du cycliste le plus
>> célèbre au monde. Le procès de Ferrari pour dopage
>> devait débuter en septembre, deux mois après la fin du
>> Tour de France 2001. [...]
>>
>>
>> Le coureur refusa d'en parler pendant les deux premières
>> semaines de l'épreuve [...]. Puis, le jour de repos, lors
>> d'une conférence de presse pleine à craquer, il évoqua
>> les questions soulevées par son association
> avec
>> Michele Ferrari. Dans son livre, Chaque seconde compte,
>> Armstrong résume ainsi la façon dont il défendit son médecin-
>> entraîneur cet après-midi-là: «Je connaissais bien
>> Michele Ferrari; c'était un ami et j'allais parfois
> le
>> voir pour qu'il me conseille sur mon entraînement. Il ne
>> comptait pas
> parmi
>> mes principaux conseillers, mais c'était quelqu'un de
>> très écouté dans le milieu du cyclisme et il m'arrivait
>> de le consulter. Il m'avait aidé à mettre au point mon
>> entraînement en altitude et conseillé pour mon régime
>> alimentaire. [...] Je me refusais à accuser Michele et à
>> m'excuser de le connaître, car, autant que je sache, il
>> n'y avait aucune preuve contre
> lui.
>> Tout venait de ce qu'il avait eu pour patient,
>> plusieurs années
> auparavant,
>> un coureur du nom de Filippo Simeoni, qui avait été par
>> la suite convaincu de dopage. «Il est innocent tant qu'un
>> tribunal ne l'a pas condamné»,
> ai-je
>> dit. Un journaliste m'a demandé comment je pouvais
>> concilier mes prises de position antidopage et le
>> maintien de cette relation avec Ferrari. «C'est mon
>> choix», ai-je répondu. «Je le considère comme un
>> honnête homme, un
> homme
>> juste et un innocent.»»
>>
>> Une Rolex pour le médecin
>>
>> [...] Les enquêtes policières effectuées en Italie
>> indiquent qu'Armstrong est allé voir Ferrari pendant deux
>> jours en mars 1999, pendant trois jours en mai 2000, deux
>> jours en août 2000, deux jours en septembre 2000 et
> trois
>> jours en avril 2001. Sans parler de sa visite en janvier
>> 1997 [quelques semaines seulement après sa dernière
>> séance de chimiothérapie]. A Ferrare, lors de ses
>> visites, Armstrong logeait soit à l'hôtel Annunziata, un
> quatre-
>> étoiles, soit au Duchessa Isabella, un cinq- étoiles.
>>
>>
>> Dernière anecdote: une fois le Tour de France 2000
>> terminé sur la deuxième victoire du champion texan,
>> Armstrong, Livingston et Hamilton se
> cotisèrent
>> pour offrir une Rolex à Ferrari. Juste un gage de leur
>> reconnaissance.
>>
>> Lance menace LeMond
>>
>> Interviewé par le Sunday Times, Greg LeMond a témoigné de
>> son peu d'estime pour Michele Ferrari et il s'attend à
>> recevoir un coup de téléphone de
> Lance
>> Armstrong. [...] Quelques semaines après la parution de
>> cet article, [...] Kathy, son épouse, vient le chercher à
>> l'aéroport de Minneapolis-Saint
> Paul,
>> dans le Minnesota, où le couple réside. Alors qu'il
>> s'installe sur le
> siège
>> conducteur du Station Wagon Audi de Kathy, le téléphone
>> portable de Greg LeMond sonne. «C'est Lance», murmure-t-
>> il à sa femme en découvrant l'identité de son
>> interlocuteur.
>>
>>
>> Cette conversation téléphonique a eu lieu le 1er août
>> 2001. Greg LeMond refuse d'en évoquer la teneur. En vertu
>> d'un accord conclu avec Trek, l'un des principaux
>> sponsors de l'équipe US Postal et l'un des distributeurs
> des
>> vélos de la marque LeMond, il s'est engagé à ne pas
>> parler publiquement de celui qui lui a succédé au
>> palmarès du Tour de France. Rien n'empêche en revanche
>> Kathy, son épouse, de témoigner. [...] Voici, donc, selon
>> Kathy LeMond, le contenu de cette conversation:
>>
>>
>> «Greg, c'est Lance.
>>
>>
>> - Salut! Lance, qu'est-ce que tu fais?
>>
>>
>> - Je suis à New York.
>>
>>
>> - Ah, OK.
>>
>>
>> - Greg, je pensais que nous étions amis.
>>
>>
>> - Je le pensais aussi.
>>
>>
>> - Pourquoi as-tu dit ça?
>>
>>
>> - Sur Ferrari? Eh bien, il y a un truc qui ne va pas avec
>> Ferrari. Je suis déçu que tu voies quelqu'un comme lui.
>> J'ai un problème avec ce type et
> avec
>> les médecins de son espèce. Ma carrière a été abrégée,
>> j'ai vu un
> coéquipier
>> mourir, j'ai vu des coureurs propres être détruits et
>> obligés de renoncer
> à
>> leur carrière. Je n'aime pas ce qu'est devenu notre
>> sport.
>>
>>
>> - Oh, ça va, tu vas peut-être me dire que tu n'as jamais
>> pris d'EPO?
>>
>>
>> - Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai pris de l'EPO?
>>
>>
>> - Allez, tout le monde prend de l'EPO.
>>
>>
>> - Pourquoi penses-tu que j'en ai pris?
>>
>>
>> - Tu sais, ton come-back en 1989 [l'année où LeMond
>> remporte son deuxième Tour de France] a été
>> spectaculaire. Le mien [sa première victoire, en
> 1999]
>> est un miracle, le tien en est un autre. Tu ne pouvais
>> pas être si fort en 1989 sans utiliser de l'EPO.
>>
>>
>> - Ecoute, Lance, j'ai gagné le Tour de France avant que
>> l'EPO apparaisse dans le cyclisme. [...] Ce n'est pas
>> grâce à l'EPO que j'ai remporté le Tour, d'autant que
>> mon taux d'hématocrite n'a jamais dépassé 45, mais
> parce
>> que j'ai un VO2 max [capacité respiratoire maximale d'un
>> sportif] de 95, alors que le tien est de 82. Donne-moi le
>> nom d'une seule personne qui dit que j'ai pris de l'EPO.
>>
>>
>> - Tout le monde sait ça.
>>
>>
>> - Tu me menaces?
>>
>>
>> - Si tu veux la guerre, tu l'auras!
>>
>>
>> - Donc tu es en train de me menacer? [...]
>>
>>
>> - Je trouverai au moins dix personnes pour dire que tu as
>> pris de l'EPO.
> Dix
>> personnes qui témoigneront.
>>
>>
>> - C'est impossible. Je sais que je n'en ai jamais pris.
>> Personne ne peut témoigner là-dessus. Si j'avais pris
>> de l'EPO, mon taux d'hématocrite
> aurait
>> dépassé 45, ce qui n'a jamais été le cas. C'est
>> impossible et c'est faux.
> Je
>> pourrais produire tous mes paramètres sanguins, qui
>> prouvent que mon taux d'hématocrite n'a jamais été
>> supérieur à 45. Et si j'entends cette accusation contre
>> moi, je saurai que ça vient de toi.
>>
>>
>> - Tu n'avais pas à dire ce que tu as dit, ce n'était pas
>> correct.
>>
>>
>> - J'essaie d'éviter de parler aux journalistes. David
>> Walsh m'a appelé. Il connaissait tes relations avec
>> Ferrari. Qu'est-ce que je devais dire? No comment? Ce
>> n'est pas mon genre. Puis un journaliste de Sports
>> Illustrated m'a également téléphoné. J'ai parlé en tout
>> à deux journalistes, point barre. Il aurait peut-être
>> mieux valu que je ne leur parle pas, mais je
> n'ai
>> dit que la vérité.
>>
>>
>> - Je pensais qu'il existait du respect entre nous.
>>
>>
>> - Je le pensais aussi. Ecoute, Lance, j'ai essayé de
>> t'avertir au sujet de Ferrari. Le procès de ce type va
>> s'ouvrir en septembre [2001]. Ce qu'il a fait dans les
>> années 90 a changé les coureurs. Tu devrais prendre tes
>> distances avec lui.»
>>
>>
>> * Médecin italien, impliqué dans une affaire de dopage
>> jugée au printemps 2004. Le tribunal ne rendra sa
>> décision qu'à l'automne prochain.
>>
>> Post-Scriptum Plutôt discret de tempérament, Lance
>> Armstrong a fait son entrée dans la rubrique People
>> depuis qu'il s'affiche publiquement au bras de sa
>> nouvelle girlfriend, la chanteuse pop américaine Sheryl
>> Crow, rencontrée l'an
> dernier
>> lors d'un gala de charité.
>>
>
On Mon, 14 Jun 2004 20:26:18 GMT, Bob in CT wrote:
>But if you can read it, why not just translate it
>into English?
"Just"..? It's a lot of text.
Bob in CT wrote:
> But if you can read it, why not just translate it into
> English?
Shorter LANCE-Greg:
Greg: Kettle. LANCE: Pot.
Robert Chung wrote:
> Bob in CT wrote:
>
>>But if you can read it, why not just translate it into
>>English?
>
>
> Shorter LANCE-Greg:
>
> Greg: Kettle. LANCE: Pot.
>
>
Good one!
Steve
--
Mark & Steven Bornfeld DDS http://www.dentaltwins.com (http://www.dentaltwins.com/)
Brooklyn, NY
Je ne regrette rien, imbécile.
"dwjones45" <dwjones45@comcast.net> wrote in message news:EqOdncFc4Kp1nlPdRVn-
gg@giganews.com...
> why do u bother wasting your time by posting this article
> in french when
not
> everyone could read nor understand the language(this is
> not the first time
u
> have done this either) so next time try translating it so
> the majority of those who visit this news group can read
> it "B. Lafferty" <Magni@Italia.com> wrote in message news-
> :Wjizc.26321$Yd3.2035@newsread3.news.atl.earthlink.net...
> >
http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossier-
.asp?ida=428161
> >
> > Le sulfureux Dr Ferrari*
> >
> > par Jérôme Dupuis
> >
> > Nom de code «McIlvenny»
> >
> > En mai 1999, O'Reilly participa au camp d'entraînement
> > [US Postal] dans
> les
> > Pyrénées, et, plus tard dans le mois, à celui dans les
> > Alpes. «Ferrari
est
> > arrivé dans les Alpes le 18 mai, déclare-t-elle. Il
> > logeait dans son camping-car, mais, cette nuit, il est
> > venu dîner avec nous. Nous étions
> tous
> > attablés dans le petit restaurant de Sestrières, le
> > Dernier Tango, où j'avais réservé une table. [...] On
> > pouvait constater sur place que les relations entre
> > Lance et Ferrari étaient bonnes. Ils étaient assis côte
à
> > côte au dîner, très à l'aise l'un avec l'autre. Pour
> > nous, Ferrari était
> le
> > bienvenu puisqu'il accompagnait Lance. Luis [del Moral,
> > médecin officiel
> de
> > l'équipe], lui, était un peu vexé. Il voulait
> > s'impliquer davantage avec Lance. C'était la même
> > chose pour la plupart des membres de l'équipe. Si vous
> > étiez avec Lance, vous aviez en effet une vie plus
> > facile. Mais
> Ferrari
> > était arrivé et il était clair qu'il était l'homme de la
> > situation. Que
ça
> > plaise ou non à Luis, c'était la même chose.»
> >
> >
> > [...] O'Reilly entendit dire que Ferrari avait rendu
> > visite à l'équipe pendant le Tour de France 1999. Elle
> > n'en fut pas le témoin direct,
mais,
> > depuis leur rencontre dans les Alpes, elle savait que le
> > médecin italien pouvait être discret. «Il [Ferrari]
> > devait aimer la moto, car le fils
d'un
> > mécanicien lui a offert la veste d'un des motards du
> > Tour. Ce garçon
était
> > ravi d'avoir obtenu une veste pour McIlvenny. C'est
> > comme ça que lui et
> les
> > autres appelaient Ferrari: «McIlvenny». Ce nom de code
> > leur permettait
de
> > parler de Ferrari sans qu'on sache de qui il
> > s'agissait.»
> >
> > L'embarrassante liaison
> >
> > Avant le Tour de France 2001, Michele Ferrari était
> > connu pour avoir
> déclaré
> > au lendemain du fameux triplé de l'équipe Gewiss-Ballan
> > sur la Flèche wallonne que l'EPO n'était pas plus
> > dangereuse que le jus d'orange. A l'époque, en 1994, de
> > jeunes cyclistes professionnels étaient morts dans
> des
> > conditions mystérieuses liées à un abus d'EPO. Cette
> > comparaison avec le
> jus
> > d'orange lui coûta son poste de médecin au sein de
> > l'équipe
Gewiss-Ballan
> > [...].
> >
> >
> > Peu de temps avant le Tour de France 2001, le 8 juillet,
> > le Sunday Times
> de
> > Londres publia un long article qui mit en lumière les
> > relations de
coureur
> à
> > médecin qu'entretenaient Armstrong et Ferrari. Peu de
> > gens étaient
> informés
> > de leur collaboration et, comme l'Italien faisait
> > l'objet d'une enquête depuis trois ans, cette découverte
> > sema des doutes sur l'intégrité du cycliste le plus
> > célèbre au monde. Le procès de Ferrari pour dopage
devait
> > débuter en septembre, deux mois après la fin du Tour de
> > France 2001.
[...]
> >
> >
> > Le coureur refusa d'en parler pendant les deux premières
> > semaines de l'épreuve [...]. Puis, le jour de repos,
> > lors d'une conférence de presse pleine à craquer, il
> > évoqua les questions soulevées par son association
> avec
> > Michele Ferrari. Dans son livre, Chaque seconde compte,
> > Armstrong résume ainsi la façon dont il défendit son médecin-
> > entraîneur cet
après-midi-là:
> > «Je connaissais bien Michele Ferrari; c'était un ami et
> > j'allais parfois
> le
> > voir pour qu'il me conseille sur mon entraînement. Il ne
> > comptait pas
> parmi
> > mes principaux conseillers, mais c'était quelqu'un de
> > très écouté dans
le
> > milieu du cyclisme et il m'arrivait de le consulter. Il
> > m'avait aidé à mettre au point mon entraînement en
> > altitude et conseillé pour mon
régime
> > alimentaire. [...] Je me refusais à accuser Michele et à
> > m'excuser de le connaître, car, autant que je sache, il
> > n'y avait aucune preuve contre
> lui.
> > Tout venait de ce qu'il avait eu pour patient, plusieurs
> > années
> auparavant,
> > un coureur du nom de Filippo Simeoni, qui avait été par
> > la suite
convaincu
> > de dopage. «Il est innocent tant qu'un tribunal ne l'a
> > pas condamné»,
> ai-je
> > dit. Un journaliste m'a demandé comment je pouvais
> > concilier mes prises
de
> > position antidopage et le maintien de cette relation
> > avec Ferrari.
«C'est
> > mon choix», ai-je répondu. «Je le considère comme un
> > honnête homme, un
> homme
> > juste et un innocent.»»
> >
> > Une Rolex pour le médecin
> >
> > [...] Les enquêtes policières effectuées en Italie
> > indiquent
qu'Armstrong
> > est allé voir Ferrari pendant deux jours en mars 1999,
> > pendant trois
jours
> > en mai 2000, deux jours en août 2000, deux jours en
> > septembre 2000 et
> trois
> > jours en avril 2001. Sans parler de sa visite en janvier
> > 1997 [quelques semaines seulement après sa dernière
> > séance de chimiothérapie]. A
Ferrare,
> > lors de ses visites, Armstrong logeait soit à l'hôtel
> > Annunziata, un
> quatre-
> > étoiles, soit au Duchessa Isabella, un cinq- étoiles.
> >
> >
> > Dernière anecdote: une fois le Tour de France 2000
> > terminé sur la
deuxième
> > victoire du champion texan, Armstrong, Livingston et
> > Hamilton se
> cotisèrent
> > pour offrir une Rolex à Ferrari. Juste un gage de leur
> > reconnaissance.
> >
> > Lance menace LeMond
> >
> > Interviewé par le Sunday Times, Greg LeMond a témoigné
> > de son peu
d'estime
> > pour Michele Ferrari et il s'attend à recevoir un coup
> > de téléphone de
> Lance
> > Armstrong. [...] Quelques semaines après la parution de
> > cet article,
[...]
> > Kathy, son épouse, vient le chercher à l'aéroport de
> > Minneapolis-Saint
> Paul,
> > dans le Minnesota, où le couple réside. Alors qu'il
> > s'installe sur le
> siège
> > conducteur du Station Wagon Audi de Kathy, le téléphone
> > portable de Greg LeMond sonne. «C'est Lance», murmure-t-
> > il à sa femme en découvrant l'identité de son
> > interlocuteur.
> >
> >
> > Cette conversation téléphonique a eu lieu le 1er août
> > 2001. Greg LeMond refuse d'en évoquer la teneur. En
> > vertu d'un accord conclu avec Trek,
l'un
> > des principaux sponsors de l'équipe US Postal et l'un
> > des distributeurs
> des
> > vélos de la marque LeMond, il s'est engagé à ne pas
> > parler publiquement
de
> > celui qui lui a succédé au palmarès du Tour de France.
> > Rien n'empêche en revanche Kathy, son épouse, de
> > témoigner. [...] Voici, donc, selon Kathy LeMond, le
> > contenu de cette conversation:
> >
> >
> > «Greg, c'est Lance.
> >
> >
> > - Salut! Lance, qu'est-ce que tu fais?
> >
> >
> > - Je suis à New York.
> >
> >
> > - Ah, OK.
> >
> >
> > - Greg, je pensais que nous étions amis.
> >
> >
> > - Je le pensais aussi.
> >
> >
> > - Pourquoi as-tu dit ça?
> >
> >
> > - Sur Ferrari? Eh bien, il y a un truc qui ne va pas
> > avec Ferrari. Je
suis
> > déçu que tu voies quelqu'un comme lui. J'ai un problème
> > avec ce type et
> avec
> > les médecins de son espèce. Ma carrière a été abrégée,
> > j'ai vu un
> coéquipier
> > mourir, j'ai vu des coureurs propres être détruits et
> > obligés de
renoncer
> à
> > leur carrière. Je n'aime pas ce qu'est devenu notre
> > sport.
> >
> >
> > - Oh, ça va, tu vas peut-être me dire que tu n'as jamais
> > pris d'EPO?
> >
> >
> > - Qu'est-ce qui te fait dire que j'ai pris de l'EPO?
> >
> >
> > - Allez, tout le monde prend de l'EPO.
> >
> >
> > - Pourquoi penses-tu que j'en ai pris?
> >
> >
> > - Tu sais, ton come-back en 1989 [l'année où LeMond
> > remporte son
deuxième
> > Tour de France] a été spectaculaire. Le mien [sa
> > première victoire, en
> 1999]
> > est un miracle, le tien en est un autre. Tu ne pouvais
> > pas être si fort
en
> > 1989 sans utiliser de l'EPO.
> >
> >
> > - Ecoute, Lance, j'ai gagné le Tour de France avant que
> > l'EPO apparaisse dans le cyclisme. [...] Ce n'est pas
> > grâce à l'EPO que j'ai remporté le Tour, d'autant que
> > mon taux d'hématocrite n'a jamais dépassé 45, mais
> parce
> > que j'ai un VO2 max [capacité respiratoire maximale d'un
> > sportif] de 95, alors que le tien est de 82. Donne-moi
> > le nom d'une seule personne qui
dit
> > que j'ai pris de l'EPO.
> >
> >
> > - Tout le monde sait ça.
> >
> >
> > - Tu me menaces?
> >
> >
> > - Si tu veux la guerre, tu l'auras!
> >
> >
> > - Donc tu es en train de me menacer? [...]
> >
> >
> > - Je trouverai au moins dix personnes pour dire que tu
> > as pris de l'EPO.
> Dix
> > personnes qui témoigneront.
> >
> >
> > - C'est impossible. Je sais que je n'en ai jamais pris.
> > Personne ne peut témoigner là-dessus. Si j'avais pris
> > de l'EPO, mon taux d'hématocrite
> aurait
> > dépassé 45, ce qui n'a jamais été le cas. C'est
> > impossible et c'est
faux.
> Je
> > pourrais produire tous mes paramètres sanguins, qui
> > prouvent que mon
taux
> > d'hématocrite n'a jamais été supérieur à 45. Et si
> > j'entends cette accusation contre moi, je saurai que ça
> > vient de toi.
> >
> >
> > - Tu n'avais pas à dire ce que tu as dit, ce n'était pas
> > correct.
> >
> >
> > - J'essaie d'éviter de parler aux journalistes. David
> > Walsh m'a appelé.
Il
> > connaissait tes relations avec Ferrari. Qu'est-ce que je
> > devais dire? No comment? Ce n'est pas mon genre. Puis un
> > journaliste de Sports
Illustrated
> > m'a également téléphoné. J'ai parlé en tout à deux
> > journalistes, point barre. Il aurait peut-être mieux
> > valu que je ne leur parle pas, mais je
> n'ai
> > dit que la vérité.
> >
> >
> > - Je pensais qu'il existait du respect entre nous.
> >
> >
> > - Je le pensais aussi. Ecoute, Lance, j'ai essayé de
> > t'avertir au sujet
de
> > Ferrari. Le procès de ce type va s'ouvrir en septembre
> > [2001]. Ce qu'il
a
> > fait dans les années 90 a changé les coureurs. Tu
> > devrais prendre tes distances avec lui.»
> >
> >
> > * Médecin italien, impliqué dans une affaire de dopage
> > jugée au
printemps
> > 2004. Le tribunal ne rendra sa décision qu'à l'automne
> > prochain.
> >
> > Post-Scriptum Plutôt discret de tempérament, Lance
> > Armstrong a fait son entrée dans la rubrique People
> > depuis qu'il s'affiche publiquement au bras de sa
nouvelle
> > girlfriend, la chanteuse pop américaine Sheryl Crow,
> > rencontrée l'an
> dernier
> > lors d'un gala de charité.
> >
> >
>
"B. Lafferty" <Magni@Italia.com> wrote in message news:<Wjizc.26321$Yd3.2035@newsread3.news.atl.earthlink.net>...
> http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossi-
> er.asp?ida=428161
[snip]
In a nutshell. Lance tries to make a point with Lemonde,
that he could find 10 people who would say Lemonde took EPO,
none of which necessarily speaking the truth, but the threat
of 10 people all parroting the same line would cast a large
black cloud over Lemonde's '89 victory.
In effect Lemonde's loose tongue did this sort of damage to
Lance in the SI interview.
dwjones45 wrote:
>
> why do u bother wasting your time by posting this article
> in french when not everyone could read nor understand the
> language
further more- most every post to rbr is a waste of time, and
many are not understood by everyone, even when written in
english. (i should know, i've misunderstood a few.)
heather
dwjones45 wrote:
> why do u bother wasting your time by posting this article
> in french when not everyone could read nor understand the
> language
Not to mention financially ripping off the original source.
They make money by page hits. (Of course, you're top posting
& using instant-messaging-ese.)
B. Lafferty wrote:
> Je ne regrette rien, imbécile.
>
This is an English newsgroup.
Without a segue, I'd like to say that I still don't
understand why the Tour is called the big buckle. A big belt
(ceinture), I could understand.
Jay Hill <jshill@stic.net> writes:
> B. Lafferty wrote:
> > Je ne regrette rien, imbécile.
> >
> This is an English newsgroup.
>
> Without a segue, I'd like to say that I still don't
> understand why the Tour is called the big buckle. A big
> belt (ceinture), I could understand.
>
La Grande Boucle
Like a shoelace it winds its way around l'Hexagon
It's partly idiomatic
--
le Vent a Dos Davey Crockett No e-patents, pas de brevets
logiciels Pétition contre les brevets logiciels :
http://petition.eurolinux.org (http://petition.eurolinux.org/) Six-Day site:
http://members.rogers.com/sixday/sixday.html Please address
all replies to the list
Jay Hill <jshill@stic.net> writes:
> B. Lafferty wrote:
> > Je ne regrette rien.
..... Non, Je ne Regrette Rien
Been listening to Piaf again??
--
le Vent a Dos Davey Crockett No e-patents, pas de brevets
logiciels Pétition contre les brevets logiciels :
http://petition.eurolinux.org (http://petition.eurolinux.org/) Six-Day site:
http://members.rogers.com/sixday/sixday.html Please address
all replies to the list
"Davey Crockett" <Davey_Crockett@rogers.com> wrote in message
news:874qpdsq3w.fsf@cpe000423176ea9-cm0f2069983361.cpe.net.cable.rogers.com...
> Jay Hill <jshill@stic.net> writes:
>
> > B. Lafferty wrote:
> > > Je ne regrette rien.
>
> ..... Non, Je ne Regrette Rien
>
> Been listening to Piaf again??
Montand and Jacques Brel also.
On Mon, 14 Jun 2004 23:03:41 GMT, B. Lafferty wrote:
>> Been listening to Piaf again??
>
>Montand and Jacques Brel also.
What, no Brassens? The best Montand songs faintly resound
the engagement of Brassens (that should rhyme). In my
opinion Montand is light entertainment, Brel and Piaf are
passionate and heart-breaking, Brassens is the pure chanson.
But I'm no expert, maybe we should ask the Paris mafia
around Vardi, Chung et al.
"B. Lafferty" <Magni@Italia.com> writes:
> "Davey Crockett" <Davey_Crockett@rogers.com> wrote in
> message news:874qpdsq3w.fsf@cpe000423176ea9-
> cm0f2069983361.cpe.net.cable.rogers.com...
> > Jay Hill <jshill@stic.net> writes:
> >
> > > B. Lafferty wrote:
> > > > Je ne regrette rien.
> >
> > ..... Non, Je ne Regrette Rien
> >
> > Been listening to Piaf again??
>
> Montand and Jacques Brel also.
>
>
But this is my fave
http://24.101.200.190:5080/vagabond.mp3
--
le Vent a Dos Davey Crockett No e-patents, pas de brevets
logiciels Pétition contre les brevets logiciels :
http://petition.eurolinux.org (http://petition.eurolinux.org/) Six-Day site:
http://members.rogers.com/sixday/sixday.html Please address
all replies to the list
"Ewoud Dronkert" <me@privacy.net> wrote in message
news:g2csc05bh6impvbpih4cet5rossc8egrcf@4ax.com...
> On Mon, 14 Jun 2004 23:03:41 GMT, B. Lafferty wrote:
> >> Been listening to Piaf again??
> >
> >Montand and Jacques Brel also.
>
> What, no Brassens? The best Montand songs faintly resound
> the engagement of Brassens (that should rhyme). In my
> opinion Montand is light entertainment, Brel and Piaf are
> passionate and heart-breaking, Brassens is the pure
> chanson.
Didn't Piaf teach Montand a number of things. ;-)
> But I'm no expert, maybe we should ask the Paris mafia
> around Vardi, Chung et al.
Lead and I will follow.
Merci!
"Davey Crockett" <Davey_Crockett@rogers.com> wrote in message
news:87wu29ra51.fsf@cpe000423176ea9-cm0f2069983361.cpe.net.cable.rogers.com...
> "B. Lafferty" <Magni@Italia.com> writes:
>
> > "Davey Crockett" <Davey_Crockett@rogers.com> wrote in
> > message
> >
news:874qpdsq3w.fsf@cpe000423176ea9-
cm0f2069983361.cpe.net.cable.rogers.com...
> > > Jay Hill <jshill@stic.net> writes:
> > >
> > > > B. Lafferty wrote:
> > > > > Je ne regrette rien.
> > >
> > > ..... Non, Je ne Regrette Rien
> > >
> > > Been listening to Piaf again??
> >
> > Montand and Jacques Brel also.
> >
> >
> But this is my fave
>
> http://24.101.200.190:5080/vagabond.mp3
> --
> le Vent a Dos Davey Crockett No e-patents, pas de brevets
> logiciels Pétition contre les brevets logiciels :
> http://petition.eurolinux.org (http://petition.eurolinux.org/) Six-Day site:
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> address all replies to the list
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