Emma Speaks

Discussion in 'Road Cycling' started by B. Lafferty, Jun 14, 2004.

  1. B. Lafferty

    B. Lafferty Guest

    From L'Express

    La confession d'Emma

    par Jérôme Dupuis

    «Le programme médical»

    Emma O'Reilly a rencontré pour la première fois l'un des
    auteurs le 23 juin 2003, dans sa maison du Cheshire, dans le
    nord de l'Angleterre. Sans magnétophone ni carnets. Juste
    une longue discussion sur ses cinq ans passés au sein de
    l'équipe, sur le cyclisme professionnel et les secrets de
    l'US Postal. [...] «J'étais juste une Irlandaise diplômée en
    électricité, reconvertie dans le massage et qui, engagée par
    une équipe cycliste, avait fini par travailler directement
    avec Lance Armstrong quand il avait gagné son premier Tour
    de France.» [...] Emma a apprécié ses trois premières années
    et demie, mais sachant ce qu'elle sait, elle ne peut plus
    affirmer que le cyclisme est admirable. [...] Elle a tout
    vu, mais, comme les autres, elle a obéi à l'omerta.
    Maintenant, elle est prête à briser la loi du silence.

    [...] L'ironie du sort, c'est qu'Emma O'Reilly aimait
    beaucoup Lance Armstrong. [...] La première année [1998],
    Armstrong se méfie de Johnny Weltz, le directeur sportif,
    et c'est à elle qu'il se confie. Elle apprécie sa force de
    caractère; il affronte les problèmes, sait décider.
    Ambitieux, il n'a pas peur d'entraîner l'équipe dans la
    direction qu'il estime être la bonne, ne négligeant aucun
    détail. C'est lui qui impose par exemple que les céréales
    soient bannies du petit déjeuner. «Regardez-moi ça, dit-il
    un jour en pointant du doigt les barres de muesli. Tu sais
    combien de calories il y a là dedans? Ce truc tient avec
    du sucre. Ça ne va pas.» Et le muesli disparaît de la
    table de l'équipe.

    Elle le trouve drôle. Son humour est parfois absurde, mais
    il lui plaît. Elle apprécie aussi qu'il se moque, comme
    elle, du politiquement correct, la surpassant même dans ce
    domaine. Elle aime son côté obtus: je vous dis ce que je
    vais faire, et je le fais. Par exemple, il a gardé une dent
    contre les équipes européennes qui ont refusé de l'engager
    après son cancer et il tient à le leur faire payer. Et Emma
    pense: «Eh bien, Lance, tu leur montres ce que tu sais
    faire, tu leur fais payer.» [...]

    Le Ritz et la Rolex

    Quiconque a suivi le Tour de France 1999 ne peut oublier la
    performance d'Armstrong. Non content d'avoir gagné le
    prologue, il prend la tête de la course après une victoire
    éblouissante dans le premier contre- la-montre à Metz, et
    surpasse ses rivaux dans la montagne. Le 14 juillet, il se
    livre à une nouvelle démonstration impériale au sommet de
    l'Alpe-d'Huez. Emma se souvient de la façon dont Armstrong a
    mis ses rivaux sous l'éteignoir ce jour-là, mais plus encore
    de sa conversation, l'après-midi, avec Christie,
    commentatrice d'Eurosport et épouse de l'ancien coureur
    australien Phil Anderson. O'Reilly avait remarqué une belle
    Rolex au poignet de la Californienne, trop petite pour une
    montre d'homme, un peu grande pour une montre de femme, et
    c'est précisément ce qui lui avait plu.

    «C'est vraiment une belle montre, Christie. Est-ce que je
    peux la voir?

    - Emma, elle vaut 4 000 dollars, c'est un cadeau de Phil.

    - Tu sais, mon chou, je peux m'offrir une montre à 4 000
    dollars. Ne me prends pas de haut parce que je ne suis
    qu'une employée.»

    [...] Ce soir-là, en massant Armstrong, elle lui raconte sa
    discussion avec Christie. «Pour qui se prend-elle? Elle
    croit que je ne peux pas me payer une Rolex? C'est un peu
    idiot de dépenser autant pour une montre, mais si je le
    voulais, je pourrais.» Armstrong, qui trouve aussi Christie
    Anderson assez exaspérante, l'écoute avec sympathie.

    «Regarde, Emma, je ne m'en suis pas débarrassé; peux-
    tu mettre ca à la poubelle»

    Deux semaines plus tard environ, le Tour arrive à Paris. Un
    travail d'enfer pour Emma, qui doit vider les Fiat prêtées
    aux équipes pour la course et surveiller que rien ne manque
    dans les camions de l'US Postal. Fatiguée, de mauvais poil,
    elle est loin d'avoir fini de ranger quand on l'informe
    qu'elle est attendue au Ritz avec Julien de Vriese [mécano
    de l'équipe US Postal]. Armstrong veut les voir. [...] Avec
    tout ce qu'ils ont encore à faire, tous deux renâclent.
    «Nous étions crevés, de mauvaise humeur, et nous faisions
    peine à voir, avec nos shorts crasseux. Je portais une
    vieille chemise Trek, le genre de truc que mettent les
    pompistes. Julien avait aussi sa veste de pompiste.»

    [...] [Au Ritz], la porte s'ouvre et tout le monde retrouve
    le sourire. [...] Chambre, salle de bains et salon spacieux,
    le vainqueur du Tour de France vit déjà très
    confortablement. Kristin est en train de couper les cheveux
    de son mari. «Laissez Kristin finir», leur demande Lance.
    «On parlera ensuite» [...] Une fois ses cheveux coupés,
    Armstrong se lève et leur offre deux magnifiques Rolex. Le
    cadeau est fait simplement, mais avec sincérité. Lance veut
    témoigner sa reconnaissance à ces deux personnes qui ont
    joué un rôle important en coulisses. D'ordinaire, soigneurs
    et mécano ne reçoivent pas de Rolex de leurs patrons, et le
    caractère inattendu du présent ne le rend que plus précieux
    aux yeux d'O'Reilly et de De Vriese.

    En quittant l'hôtel, Julien plaisante avec Emma. «Ce doit
    être un cadeau de Kristin. Jamais Lance n'aurait dépensé
    autant d'argent pour nous.» Ils savent tous deux que c'est
    Lance qui a demandé à sa femme de les acheter. De retour en
    Angleterre, Emma fera assurer la montre, évaluée à 4 000
    dollars. Elle remarquera la date de garantie: 16 juillet.
    Les montres ont donc été achetées deux jours après cette
    conversation tendue avec Christie Anderson. [...]

    Avec ou sans?

    Armstrong a du charisme, une autorité naturelle, et il est
    animé d'une ambition farouche. C'est un leader, aussi à
    l'aise dans une pièce remplie de journalistes que face aux
    meilleurs coureurs dans les plus grandes courses. En pleine
    convalescence, il s'adresse par exemple aux 200 convives
    d'un dîner hollywoodien en smoking, organisé en l'honneur
    des cyclistes américains médaillés olympiques:

    «Qu'en pensez-vous?» leur demande-t-il en montrant le béret
    noir qu'il porte. «Est-ce que c'est mieux avec?»

    Il attend quelques secondes avant de l'ôter et d'exhiber son
    crâne rendu chauve par la chimiothérapie. «Ou est-ce que
    c'est mieux sans?»

    Devant le malaise de l'auditoire, il continue. «Qu'en pensez-
    vous?» Puis il remet son béret, «Avec?», l'enlève à nouveau:
    «Ou sans?»

    «Enlevez-le! Vous n'êtes pas obligé de le porter!» s'écrie
    une voix dans la salle. Il sourit et ôte son béret. Il vient
    de réussir brillamment sa démonstration: il faut attaquer de
    front la peur qu'inspire le cancer, et en s'y attaquant on
    la réduit à néant. [...]

    Arrêtée par la police...

    A la fin de l'été 1998, Armstrong court le Tour des Pays-Bas
    et démontre que sa forme se maintient en finissant 4e. [...]
    [Le dernier jour] O'Reilly propose à Lance de l'emmener [à
    l'aéroport], et ils font le voyage dans une des VW Passat
    [aux couleurs] de l'équipe. A l'aéroport, Armstrong tend à
    Emma un sac noir soigneusement empaqueté. «Regarde, Emma, je
    ne m'en suis pas débarrassé; peux-tu mettre ça à la
    poubelle?» Ce sont des seringues vides qu'Armstrong a
    utilisées pendant le Tour des Pays-Bas et qu'il ne veut pas
    laisser derrière lui à l'hôtel. «Oui, pas de problème», répond-
    elle. Ce ne doit être qu'un travail de routine.

    «Je savais que la voiture appartenait à l'écurie US Postal
    et je m'affolais un peu en me demandant où j'allais jeter
    ça. Je ne pouvais pas m'arrêter à la première station-
    service sur l'autoroute et c'était trop dangereux de le
    mettre dans une poubelle publique. Le Tour de France 1998,
    avec tous ses scandales, n'était terminé que depuis quatre
    semaines et il y avait un vrai risque que quelqu'un ne
    récupère le paquet dans une poubelle. Je me suis dit que le
    mieux pour moi était de garder ça dans la voiture jusqu'à
    mon arrivée.

    Après la frontière belge, j'ai commencé à conduire
    allègrement. Pas à une vitesse folle, mais au-delà de la
    limite autorisée. Sachant ce que je transportais, je roulais
    cependant moins vite que d'habitude. Tout à coup, j'ai
    aperçu le gyrophare d'une voiture de police dans mon
    rétroviseur. «Oh, merde!» J'allais devoir m'arrêter, et je
    ne pensais qu'aux seringues. Il y avait une bretelle qui
    conduisait vers une station-service, je m'y suis engagée, la
    voiture de police m'a suivie. Qu'est ce que j'allais leur
    dire? Je me sentais déjà trembler. Je me demandais: combien
    de seringues y a-t-il dans le paquet? Six ou dix, et quelles
    traces allaient-ils trouver dans ces seringues? C'était
    vraiment n'importe quoi. Je sentais que j'étais en sueur.

    J'ai vu le policier sortir de sa voiture et s'approcher de
    moi. J'ai pensé que je devais commencer par m'excuser pour
    ma conduite trop rapide:

    - Je suis vraiment désolée...

    - Non, non, il n'y a pas de problème. Vous connaissez
    Mark Gorski?

    - Euh... Oui, c'est mon patron.

    - J'ai couru avec Mark dans les années 1980.

    - Ah, vraiment, ça alors!

    [...] Avant la fin de la conversation, ce flic était devenu
    mon meilleur ami. Nous nous sommes séparés en excellents
    termes, mon paquet secret en sécurité dans la boîte à gants
    de la voiture. Je ne savais pas ce qu'il y avait dans ces
    seringues, mais je ne voulais pas que quelqu'un le découvre.

    Vu sous cet angle, c'était drôle.»

    [...]

    Emma passe la frontière

    Le 6 mai 1999, Lance Armstrong termine un court camp
    d'entraînement dans les Pyrénées. Il est parti en
    reconnaissance sur le parcours que le Tour de France doit
    emprunter deux mois plus tard. Seules quelques personnes
    triées sur le volet l'accompagnent: le directeur sportif,
    Johan Bruyneel, le docteur Luis del Moral, le mécanicien
    Julien de Vriese et Emma O'Reilly. [...] Au moment de se
    séparer pour regagner leurs foyers respectifs, Armstrong lui
    demande si elle pourrait aller à Piles, le siège espagnol de
    l'équipe, sur la côte est, pour récupérer des produits
    médicaux auprès de Del Moral. Elle accepte: «Bon d'accord,
    je le ferai cette fois.» O'Reilly veut que son fiancé, Simon
    Lillistone, soit du voyage et elle en informe Armstrong. «Ne
    dis pas à Simon ce que tu fais», lui dit-il. [...]. Pour son
    voyage à Piles, elle loue une voiture avec sa carte de
    crédit professionnelle. «Une Xsara bleu marine, au garage
    Citroën, à Béziers. [...] Je suis partie un vendredi après-
    midi par l'autoroute. Il m'a fallu près de cinq heures pour
    gagner Piles. Il était environ 21 h 15 quand je suis
    arrivée. [...] C'est le samedi après midi, pendant que nous
    nettoyions les camions, que Bruyneel s'est pointé. Je me
    tenais à l'entrée du garage quand Johan m'a glissé
    discrètement un flacon de comprimés dans les mains, il me
    l'a tendu comme ça, la boîte cachée dans la paume de sa
    main. Il passait devant moi et je l'ai prise sans que
    personne ne me voie.

    Johan était particulièrement charmant ce jour-là. Je n'avais
    pas demandé à Lance ce que je devais transporter, car je ne
    voulais pas le savoir. Ce flacon était rond, ne mesurait pas
    plus de 10 ou 12 centimètres. On voyait les cachets blancs à
    travers le plastique brun. Il y en avait peut-être deux
    douzaines à l'intérieur. Je suis entrée dans la maison et
    j'ai rangé précieusement le flacon dans ma trousse de
    toilette.»

    «Quand je lui ai demandé ce qu'il allait faire, il a
    ri et m'a dit: "Tu sais, ce que tout le monde fait."»

    [Le dimanche matin] après le repas, O'Reilly entreprend son
    long voyage de retour vers la France. «Il faisait déjà nuit
    quand je suis arrivée à la frontière. Je suppose que c'était
    parce que c'était un dimanche soir, mais c'est la seule fois
    de ma vie où j'ai vu une file de voitures à un poste
    douanier. On avait du mal à le croire, je n'avais vraiment
    pas besoin de ça. En patientant dans la queue, j'ai commencé
    à devenir nerveuse. Je tentais de me rassurer en me disant
    que ma voiture de location avait peu de chances d'être
    fouillée, mais si elle l'était? Et si j'étais prise et
    arrêtée? J'avais mal à l'estomac. [...] Le drame a pris fin
    quand on m'a fait signe de passer. J'ai poussé un soupir de
    soulagement. Dieu merci, je m'en étais sortie.»

    [Emma doit voir] Armstrong le lendemain matin, sur le
    parking d'un McDonald's de la banlieue niçoise. Le rendez-
    vous est prévu à 11 h 30, mais il est presque midi quand
    elle arrive. Elle place le flacon de comprimés dans la poche
    de la porte du conducteur pour faciliter les opérations.
    Armstrong n'aime pas qu'on le fasse attendre et, en route,
    elle l'a appelé pour s'excuser. «Je lui ai dit: «Excuse-moi,
    je vais être en retard.» Il m'a répondu: «Non, ne t'en fais
    pas, ça va aller.» C'était inhabituel de sa part.

    En arrivant sur le parking du McDo, je me suis garée à
    droite de la Passat bleue de Lance. Lance est sorti de la
    voiture et je lui ai tendu le flacon. Tout s'est passé en
    quelques secondes. Nous n'avons plus jamais reparlé de ce
    voyage en Espagne.»

    «Je vais faire comme les autres»

    [...] Emma O'Reilly se souvient non seulement du Critérium
    du Dauphiné libéré 1999 à cause des déboires de Vaughters
    [coéquipier d'Amstrong] le dernier jour, mais aussi pour une
    autre raison. «Un soir, pendant la course, je faisais un
    massage à Lance, et il m'a dit que son taux d'hématocrite
    (1) était à 41 ce jour-là. Sans réfléchir, je lui ai
    répondu: «Mais c'est terrible, 41, qu'est-ce que tu vas
    faire?» Tout le monde dans le cyclisme sait qu'on ne peut
    pas gagner avec un taux de 41. Il m'a regardé et m'a dit:
    «Emma, tu sais ce que je vais faire, je vais faire comme les
    autres.» J'ai pensé: «Mon Dieu, ouais.» J'avais l'air
    stupide de lui demander ça. Je l'ai noté dans mon agenda: «L
    était à 41 aujourd'hui et quand je lui ai demandé ce qu'il
    allait faire, il a ri et m'a dit: «Tu sais, ce que tout le
    monde fait.» Je savais exactement ce qu'il allait faire.»

    Lance veut du maquillage

    [...] Le Tour de France 1999 prend le départ un samedi, le 3
    juillet. La veille, les coureurs se présentent à l'examen
    médical pour savoir s'ils sont aptes à courir trois
    semaines. Même si cette cérémonie officielle est plus
    organisée pour les médias que pour des raisons médicales,
    les coureurs ne peuvent y couper. Un coureur du niveau de
    Lance Armstrong sait très bien que lorsqu'on lui prendra la
    tension, lorsqu'on mesurera sa capacité respiratoire ou son
    rythme cardiaque, les photographes seront là. Mais ce jour-
    là, pourtant, il y a un problème.

    «Lance m'a demandé, se souvient O'Reilly, de chercher dans
    mon nécessaire à maquillage si j'avais quelque chose pour
    cacher les hématomes causés par les seringues sur son bras,
    son bras droit si j'ai bonne mémoire. Son raisonnement était
    qu'il ne voulait pas que des gens voient ces traces et se
    mettent à soupçonner quelque chose. Je lui ai dit: «Lance,
    il te faut quelque chose de plus costaud que ce que j'ai.»
    C'était la première fois qu'on me demandait un truc pareil.
    Sachant que mon maquillage ne servirait à rien, je suis
    allée dans une boutique acheter un fond de teint couvrant.
    Il se l'est étalé et nous avons rigolé, car je trouvais que
    ça ne faisait pas très bien.»

    Les cyclistes reçoivent continuellement des piqûres de
    vitamines et des perfusions de glucose. Pourquoi Armstrong
    se donne-t-il tant de mal pour cacher des marques de piqûres
    de seringue sur son bras? Quels sont les produits qui
    peuvent être injectés à cet endroit du corps? Nous avons
    demandé leur avis à plusieurs spécialistes.

    Jean-Pierre de Mondenard, qui a exercé pendant dix ans dans
    un centre pour enfants diabétiques, explique qu'une piqûre
    injectée sur la face externe du haut d'un bras est très
    spécifique: «Il s'agit d'un vaccin, d'insuline, d'EPO, ou
    d'hormone de croissance. Tout ce qui est autorisé, les
    vitamines, le fer, les produits de récupération, se fait
    dans la fesse. A la rigueur, une intramusculaire peut
    également se faire dans la cuisse. Le haut du bras ne permet
    qu'une injection de faible profondeur, et donc l'usage de
    petites aiguilles à insuline. Et il est plus facile de s'y
    faire un hématome.»

    [...]Qu'en pense Willy Voet, l'ancien soigneur de l'équipe
    Festina, qui a vingt ans d' «expérience» en la matière? «En
    haut du bras, on injectait l'hormone de croissance, l'EPO,
    les corticoïdes ou encore les amphétamines, explique-t-il.
    En fait, tout ce qui n'est pas «huileux». Les autres
    produits, le fer, les vitamines par exemple, on les
    injectait dans une fesse, dans un endroit où il y a assez de
    «viande». Les piqûres dans le bras sont sous-cutanées. On
    utilise des petites aiguilles genre insuline.»

    Le fond de teint d'O'Reilly remplit son rôle, car le
    contrôle médical se déroule sans incident. Le lendemain,
    Armstrong court le prologue du Puy-du-Fou et écrase ses
    rivaux au terme d'une performance éblouissante. «Quand il a
    gagné, nous sommes tombés raides», dit O'Reilly.

    [...]

    Positif aux corticoïdes

    L'étape du lendemain rallie Montaigu à Challans, dans
    l'ouest de la France, et Armstrong réussit à garder le
    maillot jaune. A ce titre, il doit à nouveau se soumettre au
    contrôle antidopage. Ce 4 juillet, jour de fête nationale
    dans son pays, Armstrong est contrôlé positif. On trouve
    dans ses urines des traces de triamcinolone acétonide, un
    corticoïde de synthèse à action retard qui ne peut émaner en
    aucun cas d'une sécrétion naturelle. [...] Problème,
    toutefois: sur le procès-verbal du contrôle médical
    d'Armstrong réalisé à Challans, dans la colonne «Médicaments
    pris», il est écrit: «néant». Le contrôle a eu lieu le
    dimanche soir à 17 heures et deux semaines s'écoulent avant
    que le résultat positif d'Armstrong soit éventé par le
    quotidien Le Monde.

    Le surlendemain, la course reprend avec une étape dans les
    Pyrénées, qui arrive dans la station de sports d'hiver de
    Piau-Engaly. Armstrong a récupéré le maillot jaune,
    abandonné deux jours après son prologue au Puy-du-Fou, et il
    contrôle la course de main de maître. Ce soir-là, il prend
    l'hélicoptère pour revenir de l'arrivée, survolant les
    embouteillages, et arrive à l'hôtel de l'équipe bien avant
    ses coéquipiers. O'Reilly fait partie de ceux qui sont
    coincés sur la route, mais elle se console en pensant
    qu'elle aura moins de travail le soir.

    «Ils ont conclu: douleur à la selle, pommade aux
    corticoïdes, avec une ordonnance antidatée»

    «L'un de mes trois coureurs, Jonathan Vaughters, avait déjà
    dû abandonner et il ne me restait que Lance et Kevin
    Livingston. En prenant l'hélicoptère, Lance allait arriver
    environ deux heures avant nous, et je pensais qu'il aurait
    demandé à un autre soigneur de lui faire son massage. Il
    avait besoin de manger et de dormir autant qu'il pouvait. Et
    je pensais: «Bon, je n'aurai qu'à m'occuper de Kevin ce
    soir, ce ne sera pas trop mal.» Mais, quand je suis arrivée
    à l'hôtel, il était là, assis sur son lit, à m'attendre.
    J'ai trouvé ça mignon.»

    Dès l'après-midi, Le Monde, dont l'un des journalistes a vu
    une copie du résultat, a essayé d'obtenir une réaction de
    l'équipe US Postal au papier qui venait de paraître à Paris,
    selon lequel Armstrong avait été contrôlé positif aux
    corticoïdes. [...]

    Selon O'Reilly, la réponse de l'US Postal a été mise au
    point pendant son massage tardif à Armstrong ce soir-là.

    «Deux membres du staff de l'US Postal ont passé un moment
    dans la pièce. Ils parlaient en disant: «Qu'est- ce qu'on va
    faire, qu'est-ce qu'on va faire? Restons calmes, restons
    groupés, pas de panique, il faut qu'on ait tous la même
    histoire en sortant d'ici.» On avait l'impression que la
    merde allait sortir et il fallait trouver une explication.
    Et c'est ce qu'ils ont conclu: douleur à la selle, pommade
    aux corticoïdes, avec une ordonnance antidatée. Je savais
    déjà pour le corticoïde, car Lance me l'avait dit. Il
    m'avait dit qu'il avait pris un corticoïde avant ou pendant
    la Route du Sud, le mois précédent, et il pensait qu'il
    serait OK pour le Tour. Il pensait que le produit avait été
    complètement éliminé de son organisme, mais, sans qu'on
    comprenne pourquoi, il est réapparu. Je ne me souviens pas
    d'avoir jamais entendu parler d'une douleur à la selle au
    départ du Tour de France, mais, de toute façon, il m'a dit
    de façon catégorique que ce n'était pas la pommade. Plus
    tard, ce soir-là, il y a eu un branle-bas de combat pour
    trouver Luis [del Moral, le médecin de l'équipe], qui devait
    établir l'ordonnance.» Raison officielle, donc: une
    dermatite allergique à la selle.

    «Maintenant, tu en sais assez pour me faire tomber»

    Ce mardi soir, Armstrong dira à O'Reilly, d'un air piteux:
    «Maintenant, Emma, tu en sais assez pour me faire tomber.»
    Une remarque si saisissante que c'est la dernière chose
    qu'Emma a notée dans son agenda à la date du 20 juillet.

    (1) Taux de globules rouges dans le sang. L'EPO, considéré
    comme un produit dopant, permet de le faire augmenter et
    d'améliorer les performances des coureurs.
     
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  2. Psycholist

    Psycholist Guest

  3. leif_ericson

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    Dec 17, 2003
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    >Originally posted by Psycholist
    >Brian,
    >
    >It looks like we're all waiting on a translator.
    >
    >Bob C.

    I tried to make out some of it, but all I could gather is something about Armstrong handing out Rolex watches to people.
     
  4. B. Lafferty

    B. Lafferty Guest

    "leif_ericson" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    > >Originally posted by Psycholist Brian,
    > >
    > >It looks like we're all waiting on a translator.
    > >
    > >Bob C.
    >
    > I tried to make out some of it, but all I could gather
    > is something about Armstrong handing out Rolex watches
    > to people.

    There's a bit more than that. ;-)
     
  5. Ferie

    Ferie Guest

    Cycling: Drug claim tarnishes golden reputation

    15.06.2004 New Zealand Herald

    http://www.nzherald.co.nz/sports/sportsstorydisplay.cfm?sto-
    ryID=3572615&thesection=sport&thesubsection=othersports&the-
    secondsubsection=general

    American cycling star Lance Armstrong took banned performance-
    enhancing drugs, says a new book.

    The five-time Tour de France winner, who next month will try
    to become the first person to win six victories, could see
    his plans to write his name in sports record books disrupted
    by fall-out from the book.

    Titled L.A. Confidential - The Secrets of Lance Armstrong,
    it was co-written by award-winning Sunday Times journalist
    David Walsh and Pierre Ballester, a cycling specialist
    formerly with the French sporting publication L'Equipe.

    The 33-year-old Armstrong, an inspiration to millions of
    people since recovering from cancer in 1998, continues to
    strenuously deny that he has ever taken performance-
    enhancing drugs.

    But New Zealand cyclist Stephen Swart has backed claims that
    Armstrong has been involved in doping.

    Swart, who rode with Armstrong in the Motorola team in 1994
    and 1995, admits that he, Armstrong and other members of
    team took banned substances, including the blood-boosting
    product erythropoietin (EPO), after Motorola sent the
    cycling team to Europe in 1994.

    Swart, who retired nine years ago, told the authors that he
    succumbed to doping because of pressure from the team.

    "Motorola was throwing all this money at the team and we had
    to come up trumps," he is quoted as saying in the book.

    Armstrong, who dates rock star Sheryl Crowe, has won the
    Tour de France every year since 1999 and has motivated
    thousands of people - cyclists and cancer sufferers.

    But at the Tour de France in 1999 he failed a test for the
    corticosteroid triamcinolone - a banned substance found in
    some medicines and creams - although cycling's ruling body,
    the International Cycling Union (UCI), did not punish him.

    However, claims by a former physiotherapist with the US
    Postal team, Irishwoman Emma O'Reilly, that Armstrong used
    EPO threaten to take the shine off the American's glittering
    reputation.

    O'Reilly worked with Armstrong for three and a half years
    from 1998 and was in almost constant contact with his close-
    knit team. She kept a diary.

    She reveals how, among other dubious tasks, she was asked
    by Armstrong to dispose of bags containing syringes after
    the Tour of Holland in 1998, only months after the Festina
    drugs scandal at the Tour de France almost brought the race
    to its knees.

    O'Reilly also says that in May 1999, while Armstrong was at
    a training camp in the Pyrenees, she was asked to drive to
    Spain to collect drugs which she brought back into France
    and handed to Armstrong at a rendezvous in a car park.

    The book could force Armstrong to answer questions about a
    rumoured drugs admission to doctors treating him for
    testicular cancer in October 1996, according to an article
    in the Sunday Times.

    If true, the book's revelations could blow a hole in the
    career of Armstrong, who thanks to numerous endorsements
    with multinational companies now earns around $US16 million
    ($25.7 million).

    Armstrong has always strenuously denied taking performance-
    enhancing drugs and has even issued co-author Walsh - the
    Sunday Times' chief sports reporter - with a letter saying
    he faces a costly legal battle if the book alleges that he
    resorted to doping.

    But it is not the first time the American has been in the
    doping spotlight. Days before the start of the Tour in 2001,
    Walsh revealed that Armstrong had had close links with a
    notorious Italian doctor, Michele Ferrari.

    Ferrari was formerly the team doctor to the Gewiss-Ballan
    team, which he was forced to leave after he infamously
    claimed that EPO, if used properly, was no more harmful than
    orange juice.

    The Italian has since been a target of Italian magistrates
    investigating the shady world of doping.

    Armstrong, who it was alleged made several consultation
    trips to see Ferrari in Italy, said he had consulted the
    doctor only on advanced training methods with a view to
    trying to break the world hour record - which he has yet
    to attempt.

    Although a test for EPO exists, the drug is still believed
    to be rampant among riders, as it can be detected only if it
    has been taken within three days of the test.

    Blood booster

    EPO, or erythropoietin, is a banned performance-enhancer
    which thickens the blood and raises its capacity to carry
    oxygen. The drug was at the centre of the notorious 1998
    Tour de France doping scandal and is believed to have been
    used by cheats in endurance sports for at least 10 years.

    "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message news:QMez-
    [email protected]
    > From L'Express
    >
    > La confession d'Emma
    >
    > par Jérôme Dupuis
    >
    > «Le programme médical»
    >
    > Emma O'Reilly a rencontré pour la première fois l'un des
    > auteurs le 23
    juin
    > 2003, dans sa maison du Cheshire, dans le nord de
    > l'Angleterre. Sans magnétophone ni carnets. Juste une
    > longue discussion sur ses cinq ans
    passés
    > au sein de l'équipe, sur le cyclisme professionnel et les
    > secrets de l'US Postal. [...] «J'étais juste une
    > Irlandaise diplômée en électricité, reconvertie dans le
    > massage et qui, engagée par une équipe cycliste, avait
    > fini par travailler directement avec Lance Armstrong
    > quand il avait gagné son premier Tour de France.» [...]
    > Emma a apprécié ses trois premières années et demie, mais
    > sachant ce qu'elle sait, elle ne peut plus affirmer que
    > le cyclisme est admirable. [...] Elle a tout vu, mais,
    > comme les
    autres,
    > elle a obéi à l'omerta. Maintenant, elle est prête à
    > briser la loi du silence.
    >
    >
    > [...] L'ironie du sort, c'est qu'Emma O'Reilly aimait
    > beaucoup Lance Armstrong. [...] La première année [1998],
    > Armstrong se méfie de Johnny Weltz, le directeur sportif,
    > et c'est à elle qu'il se confie. Elle
    apprécie
    > sa force de caractère; il affronte les problèmes, sait
    > décider. Ambitieux, il n'a pas peur d'entraîner l'équipe
    > dans la direction qu'il estime être
    la
    > bonne, ne négligeant aucun détail. C'est lui qui impose
    > par exemple que
    les
    > céréales soient bannies du petit déjeuner. «Regardez-moi
    > ça, dit-il un
    jour
    > en pointant du doigt les barres de muesli. Tu sais combien
    > de calories il
    y
    > a là dedans? Ce truc tient avec du sucre. Ça ne va pas.»
    > Et le muesli disparaît de la table de l'équipe.
    >
    >
    > Elle le trouve drôle. Son humour est parfois absurde, mais
    > il lui plaît. Elle apprécie aussi qu'il se moque, comme
    > elle, du politiquement correct,
    la
    > surpassant même dans ce domaine. Elle aime son côté obtus:
    > je vous dis ce que je vais faire, et je le fais. Par
    > exemple, il a gardé une dent contre les équipes
    > européennes qui ont refusé de l'engager après son cancer
    > et il tient à le leur faire payer. Et Emma pense: «Eh
    > bien, Lance, tu leur
    montres
    > ce que tu sais faire, tu leur fais payer.» [...]
    >
    > Le Ritz et la Rolex
    >
    > Quiconque a suivi le Tour de France 1999 ne peut oublier
    > la performance d'Armstrong. Non content d'avoir gagné le
    > prologue, il prend la tête de la course après une
    > victoire éblouissante dans le premier contre- la-montre à
    > Metz, et surpasse ses rivaux dans la montagne. Le 14
    > juillet, il se livre
    à
    > une nouvelle démonstration impériale au sommet de l'Alpe-
    > d'Huez. Emma se souvient de la façon dont Armstrong a mis
    > ses rivaux sous l'éteignoir ce jour-là, mais plus encore
    > de sa conversation, l'après-midi, avec Christie,
    > commentatrice d'Eurosport et épouse de l'ancien coureur
    > australien Phil Anderson. O'Reilly avait remarqué une
    > belle Rolex au poignet de la Californienne, trop petite
    > pour une montre d'homme, un peu grande pour une montre de
    > femme, et c'est précisément ce qui lui avait plu.
    >
    >
    > «C'est vraiment une belle montre, Christie. Est-ce que je
    > peux la voir?
    >
    >
    > - Emma, elle vaut 4 000 dollars, c'est un cadeau de Phil.
    >
    >
    > - Tu sais, mon chou, je peux m'offrir une montre à 4 000
    > dollars. Ne me prends pas de haut parce que je ne suis
    > qu'une employée.»
    >
    >
    > [...] Ce soir-là, en massant Armstrong, elle lui raconte
    > sa discussion
    avec
    > Christie. «Pour qui se prend-elle? Elle croit que je ne
    > peux pas me payer une Rolex? C'est un peu idiot de
    > dépenser autant pour une montre, mais si
    je
    > le voulais, je pourrais.» Armstrong, qui trouve aussi
    > Christie Anderson assez exaspérante, l'écoute avec
    > sympathie.
    >
    > «Regarde, Emma, je ne m'en suis pas débarrassé; peux-
    > tu mettre ca à
    la
    > poubelle»
    >
    >
    > Deux semaines plus tard environ, le Tour arrive à Paris.
    > Un travail
    d'enfer
    > pour Emma, qui doit vider les Fiat prêtées aux équipes
    > pour la course et surveiller que rien ne manque dans les
    > camions de l'US Postal. Fatiguée,
    de
    > mauvais poil, elle est loin d'avoir fini de ranger quand
    > on l'informe qu'elle est attendue au Ritz avec Julien de
    > Vriese [mécano de l'équipe US Postal]. Armstrong veut
    > les voir. [...] Avec tout ce qu'ils ont encore à faire,
    > tous deux renâclent. «Nous étions crevés, de mauvaise
    > humeur, et
    nous
    > faisions peine à voir, avec nos shorts crasseux. Je
    > portais une vieille chemise Trek, le genre de truc que
    > mettent les pompistes. Julien avait
    aussi
    > sa veste de pompiste.»
    >
    >
    > [...] [Au Ritz], la porte s'ouvre et tout le monde
    > retrouve le sourire. [...] Chambre, salle de bains et
    > salon spacieux, le vainqueur du Tour de France vit déjà
    > très confortablement. Kristin est en train de couper les
    > cheveux de son mari. «Laissez Kristin finir», leur demande
    > Lance. «On parlera ensuite» [...] Une fois ses cheveux
    > coupés, Armstrong se lève et leur offre deux magnifiques
    > Rolex. Le cadeau est fait simplement, mais
    avec
    > sincérité. Lance veut témoigner sa reconnaissance à ces
    > deux personnes qui ont joué un rôle important en
    > coulisses. D'ordinaire, soigneurs et mécano
    ne
    > reçoivent pas de Rolex de leurs patrons, et le caractère
    > inattendu du présent ne le rend que plus précieux aux yeux
    > d'O'Reilly et de De Vriese.
    >
    >
    > En quittant l'hôtel, Julien plaisante avec Emma. «Ce doit
    > être un cadeau
    de
    > Kristin. Jamais Lance n'aurait dépensé autant d'argent
    > pour nous.» Ils savent tous deux que c'est Lance qui a
    > demandé à sa femme de les acheter.
    De
    > retour en Angleterre, Emma fera assurer la montre,
    > évaluée à 4 000
    dollars.
    > Elle remarquera la date de garantie: 16 juillet. Les
    > montres ont donc été achetées deux jours après cette
    > conversation tendue avec Christie
    Anderson.
    > [...]
    >
    > Avec ou sans?
    >
    > Armstrong a du charisme, une autorité naturelle, et il est
    > animé d'une ambition farouche. C'est un leader, aussi à
    > l'aise dans une pièce remplie
    de
    > journalistes que face aux meilleurs coureurs dans les
    > plus grandes
    courses.
    > En pleine convalescence, il s'adresse par exemple aux 200
    > convives d'un dîner hollywoodien en smoking, organisé en
    > l'honneur des cyclistes américains médaillés olympiques:
    >
    >
    > «Qu'en pensez-vous?» leur demande-t-il en montrant le
    > béret noir qu'il porte. «Est-ce que c'est mieux avec?»
    >
    >
    > Il attend quelques secondes avant de l'ôter et d'exhiber
    > son crâne rendu chauve par la chimiothérapie. «Ou est-ce
    > que c'est mieux sans?»
    >
    >
    > Devant le malaise de l'auditoire, il continue. «Qu'en pensez-
    > vous?» Puis
    il
    > remet son béret, «Avec?», l'enlève à nouveau: «Ou sans?»
    >
    >
    > «Enlevez-le! Vous n'êtes pas obligé de le porter!» s'écrie
    > une voix dans
    la
    > salle. Il sourit et ôte son béret. Il vient de réussir
    > brillamment sa démonstration: il faut attaquer de front la
    > peur qu'inspire le cancer, et
    en
    > s'y attaquant on la réduit à néant. [...]
    >
    > Arrêtée par la police...
    >
    > A la fin de l'été 1998, Armstrong court le Tour des Pays-
    > Bas et démontre
    que
    > sa forme se maintient en finissant 4e. [...] [Le dernier
    > jour] O'Reilly propose à Lance de l'emmener [à
    > l'aéroport], et ils font le voyage dans
    une
    > des VW Passat [aux couleurs] de l'équipe. A l'aéroport,
    > Armstrong tend à Emma un sac noir soigneusement empaqueté.
    > «Regarde, Emma, je ne m'en suis pas débarrassé; peux-tu
    > mettre ça à la poubelle?» Ce sont des seringues vides
    > qu'Armstrong a utilisées pendant le Tour des Pays-Bas et
    > qu'il ne
    veut
    > pas laisser derrière lui à l'hôtel. «Oui, pas de
    > problème», répond-elle.
    Ce
    > ne doit être qu'un travail de routine.
    >
    >
    > «Je savais que la voiture appartenait à l'écurie US
    > Postal et je
    m'affolais
    > un peu en me demandant où j'allais jeter ça. Je ne pouvais
    > pas m'arrêter à la première station-service sur
    > l'autoroute et c'était trop dangereux de
    le
    > mettre dans une poubelle publique. Le Tour de France 1998,
    > avec tous ses scandales, n'était terminé que depuis quatre
    > semaines et il y avait un
    vrai
    > risque que quelqu'un ne récupère le paquet dans une
    > poubelle. Je me suis
    dit
    > que le mieux pour moi était de garder ça dans la voiture
    > jusqu'à mon arrivée.
    >
    >
    > Après la frontière belge, j'ai commencé à conduire
    > allègrement. Pas à une vitesse folle, mais au-delà de la
    > limite autorisée. Sachant ce que je transportais, je
    > roulais cependant moins vite que d'habitude. Tout à coup,
    > j'ai aperçu le gyrophare d'une voiture de police dans mon
    > rétroviseur.
    «Oh,
    > merde!» J'allais devoir m'arrêter, et je ne pensais qu'aux
    > seringues. Il y avait une bretelle qui conduisait vers une
    > station-service, je m'y suis engagée, la voiture de police
    > m'a suivie. Qu'est ce que j'allais leur
    dire?
    > Je me sentais déjà trembler. Je me demandais: combien de
    > seringues y
    a-t-il
    > dans le paquet? Six ou dix, et quelles traces allaient-ils
    > trouver dans
    ces
    > seringues? C'était vraiment n'importe quoi. Je sentais que
    > j'étais en
    sueur.
    >
    >
    > J'ai vu le policier sortir de sa voiture et s'approcher de
    > moi. J'ai pensé que je devais commencer par m'excuser pour
    > ma conduite trop rapide:
    >
    >
    > - Je suis vraiment désolée...
    >
    >
    > - Non, non, il n'y a pas de problème. Vous connaissez Mark
    > Gorski?
    >
    >
    > - Euh... Oui, c'est mon patron.
    >
    >
    > - J'ai couru avec Mark dans les années 1980.
    >
    >
    > - Ah, vraiment, ça alors!
    >
    >
    > [...] Avant la fin de la conversation, ce flic était
    > devenu mon meilleur ami. Nous nous sommes séparés en
    > excellents termes, mon paquet secret en sécurité dans la
    > boîte à gants de la voiture. Je ne savais pas ce qu'il y
    > avait dans ces seringues, mais je ne voulais pas que
    > quelqu'un le
    découvre.
    >
    >
    > Vu sous cet angle, c'était drôle.»
    >
    >
    > [...]
    >
    > Emma passe la frontière
    >
    > Le 6 mai 1999, Lance Armstrong termine un court camp
    > d'entraînement dans
    les
    > Pyrénées. Il est parti en reconnaissance sur le parcours
    > que le Tour de France doit emprunter deux mois plus tard.
    > Seules quelques personnes
    triées
    > sur le volet l'accompagnent: le directeur sportif, Johan
    > Bruyneel, le docteur Luis del Moral, le mécanicien Julien
    > de Vriese et Emma O'Reilly. [...] Au moment de se séparer
    > pour regagner leurs foyers respectifs, Armstrong lui
    > demande si elle pourrait aller à Piles, le siège espagnol
    > de l'équipe, sur la côte est, pour récupérer des produits
    > médicaux auprès de Del Moral. Elle accepte: «Bon d'accord,
    > je le ferai cette fois.» O'Reilly veut que son fiancé,
    > Simon Lillistone, soit du voyage et elle en informe
    > Armstrong. «Ne dis pas à Simon ce que tu fais», lui dit-
    > il. [...]. Pour
    son
    > voyage à Piles, elle loue une voiture avec sa carte de
    > crédit professionnelle. «Une Xsara bleu marine, au garage
    > Citroën, à Béziers.
    [...]
    > Je suis partie un vendredi après-midi par l'autoroute. Il
    > m'a fallu près
    de
    > cinq heures pour gagner Piles. Il était environ 21 h 15
    > quand je suis arrivée. [...] C'est le samedi après midi,
    > pendant que nous nettoyions les camions, que Bruyneel
    > s'est pointé. Je me tenais à l'entrée du garage
    quand
    > Johan m'a glissé discrètement un flacon de comprimés dans
    > les mains, il me l'a tendu comme ça, la boîte cachée dans
    > la paume de sa main. Il passait devant moi et je l'ai
    > prise sans que personne ne me voie.
    >
    >
    > Johan était particulièrement charmant ce jour-là. Je
    > n'avais pas demandé à Lance ce que je devais transporter,
    > car je ne voulais pas le savoir. Ce flacon était rond, ne
    > mesurait pas plus de 10 ou 12 centimètres. On voyait les
    > cachets blancs à travers le plastique brun. Il y en avait
    > peut-être
    deux
    > douzaines à l'intérieur. Je suis entrée dans la maison et
    > j'ai rangé précieusement le flacon dans ma trousse de
    > toilette.»
    >
    > «Quand je lui ai demandé ce qu'il allait faire, il a
    > ri et m'a dit: "Tu sais, ce que tout le monde
    > fait."»
    >
    >
    > [Le dimanche matin] après le repas, O'Reilly entreprend
    > son long voyage de retour vers la France. «Il faisait déjà
    > nuit quand je suis arrivée à la frontière. Je suppose que
    > c'était parce que c'était un dimanche soir, mais c'est la
    > seule fois de ma vie où j'ai vu une file de voitures à un
    > poste douanier. On avait du mal à le croire, je n'avais
    > vraiment pas besoin de
    ça.
    > En patientant dans la queue, j'ai commencé à devenir
    > nerveuse. Je tentais
    de
    > me rassurer en me disant que ma voiture de location avait
    > peu de chances d'être fouillée, mais si elle l'était? Et
    > si j'étais prise et arrêtée? J'avais mal à l'estomac.
    > [...] Le drame a pris fin quand on m'a fait signe de
    > passer. J'ai poussé un soupir de soulagement. Dieu merci,
    > je m'en étais sortie.»
    >
    >
    > [Emma doit voir] Armstrong le lendemain matin, sur le
    > parking d'un McDonald's de la banlieue niçoise. Le rendez-
    > vous est prévu à 11 h 30,
    mais
    > il est presque midi quand elle arrive. Elle place le
    > flacon de comprimés dans la poche de la porte du
    > conducteur pour faciliter les opérations. Armstrong n'aime
    > pas qu'on le fasse attendre et, en route, elle l'a appelé
    > pour s'excuser. «Je lui ai dit: «Excuse-moi, je vais être
    > en retard.» Il
    m'a
    > répondu: «Non, ne t'en fais pas, ça va aller.» C'était
    > inhabituel de sa part.
    >
    >
    > En arrivant sur le parking du McDo, je me suis garée à
    > droite de la Passat bleue de Lance. Lance est sorti de la
    > voiture et je lui ai tendu le
    flacon.
    > Tout s'est passé en quelques secondes. Nous n'avons plus
    > jamais reparlé de ce voyage en Espagne.»
    >
    > «Je vais faire comme les autres»
    >
    > [...] Emma O'Reilly se souvient non seulement du Critérium
    > du Dauphiné libéré 1999 à cause des déboires de Vaughters
    > [coéquipier d'Amstrong] le dernier jour, mais aussi pour
    > une autre raison. «Un soir, pendant la
    course,
    > je faisais un massage à Lance, et il m'a dit que son taux
    > d'hématocrite
    (16)
    > était à 41 ce jour-là. Sans réfléchir, je lui ai répondu:
    > «Mais c'est terrible, 41, qu'est-ce que tu vas faire?»
    > Tout le monde dans le cyclisme sait qu'on ne peut pas
    > gagner avec un taux de 41. Il m'a regardé et m'a
    dit:
    > «Emma, tu sais ce que je vais faire, je vais faire comme
    > les autres.» J'ai pensé: «Mon Dieu, ouais.» J'avais l'air
    > stupide de lui demander ça. Je
    l'ai
    > noté dans mon agenda: «L était à 41 aujourd'hui et quand
    > je lui ai demandé ce qu'il allait faire, il a ri et m'a
    > dit: «Tu sais, ce que tout le monde fait.» Je savais
    > exactement ce qu'il allait faire.»
    >
    > Lance veut du maquillage
    >
    > [...] Le Tour de France 1999 prend le départ un samedi, le
    > 3 juillet. La veille, les coureurs se présentent à
    > l'examen médical pour savoir s'ils
    sont
    > aptes à courir trois semaines. Même si cette cérémonie
    > officielle est plus organisée pour les médias que pour des
    > raisons médicales, les coureurs ne peuvent y couper. Un
    > coureur du niveau de Lance Armstrong sait très bien
    que
    > lorsqu'on lui prendra la tension, lorsqu'on mesurera sa
    > capacité respiratoire ou son rythme cardiaque, les
    > photographes seront là. Mais ce jour-là, pourtant, il y a
    > un problème.
    >
    >
    > «Lance m'a demandé, se souvient O'Reilly, de chercher dans
    > mon nécessaire
    à
    > maquillage si j'avais quelque chose pour cacher les
    > hématomes causés par
    les
    > seringues sur son bras, son bras droit si j'ai bonne
    > mémoire. Son raisonnement était qu'il ne voulait pas que
    > des gens voient ces traces et
    se
    > mettent à soupçonner quelque chose. Je lui ai dit: «Lance,
    > il te faut quelque chose de plus costaud que ce que j'ai.»
    > C'était la première fois qu'on me demandait un truc
    > pareil. Sachant que mon maquillage ne servirait
    à
    > rien, je suis allée dans une boutique acheter un fond de
    > teint couvrant.
    Il
    > se l'est étalé et nous avons rigolé, car je trouvais que
    > ça ne faisait pas très bien.»
    >
    >
    > Les cyclistes reçoivent continuellement des piqûres de
    > vitamines et des perfusions de glucose. Pourquoi Armstrong
    > se donne-t-il tant de mal pour cacher des marques de
    > piqûres de seringue sur son bras? Quels sont les produits
    > qui peuvent être injectés à cet endroit du corps? Nous
    > avons demandé leur avis à plusieurs spécialistes.
    >
    >
    > Jean-Pierre de Mondenard, qui a exercé pendant dix ans
    > dans un centre pour enfants diabétiques, explique qu'une
    > piqûre injectée sur la face externe
    du
    > haut d'un bras est très spécifique: «Il s'agit d'un
    > vaccin, d'insuline, d'EPO, ou d'hormone de croissance.
    > Tout ce qui est autorisé, les
    vitamines,
    > le fer, les produits de récupération, se fait dans la
    > fesse. A la rigueur, une intramusculaire peut également se
    > faire dans la cuisse. Le haut du
    bras
    > ne permet qu'une injection de faible profondeur, et donc
    > l'usage de
    petites
    > aiguilles à insuline. Et il est plus facile de s'y faire
    > un hématome.»
    >
    >
    > [...]Qu'en pense Willy Voet, l'ancien soigneur de l'équipe
    > Festina, qui a vingt ans d' «expérience» en la matière?
    > «En haut du bras, on injectait l'hormone de croissance,
    > l'EPO, les corticoïdes ou encore les
    amphétamines,
    > explique-t-il. En fait, tout ce qui n'est pas «huileux».
    > Les autres produits, le fer, les vitamines par exemple, on
    > les injectait dans une fesse, dans un endroit où il y a
    > assez de «viande». Les piqûres dans le
    bras
    > sont sous-cutanées. On utilise des petites aiguilles genre
    > insuline.»
    >
    >
    > Le fond de teint d'O'Reilly remplit son rôle, car le
    > contrôle médical se déroule sans incident. Le lendemain,
    > Armstrong court le prologue du Puy-du-Fou et écrase ses
    > rivaux au terme d'une performance éblouissante. «Quand il
    > a gagné, nous sommes tombés raides», dit O'Reilly.
    >
    >
    > [...]
    >
    > Positif aux corticoïdes
    >
    > L'étape du lendemain rallie Montaigu à Challans, dans
    > l'ouest de la
    France,
    > et Armstrong réussit à garder le maillot jaune. A ce
    > titre, il doit à nouveau se soumettre au contrôle
    > antidopage. Ce 4 juillet, jour de fête nationale dans son
    > pays, Armstrong est contrôlé positif. On trouve dans
    ses
    > urines des traces de triamcinolone acétonide, un
    > corticoïde de synthèse à action retard qui ne peut émaner
    > en aucun cas d'une sécrétion naturelle. [...] Problème,
    > toutefois: sur le procès-verbal du contrôle médical
    > d'Armstrong réalisé à Challans, dans la colonne
    > «Médicaments pris», il est écrit: «néant». Le contrôle a
    > eu lieu le dimanche soir à 17 heures et deux semaines
    > s'écoulent avant que le résultat positif d'Armstrong soit
    > éventé par le quotidien Le Monde.
    >
    >
    > Le surlendemain, la course reprend avec une étape dans les
    > Pyrénées, qui arrive dans la station de sports d'hiver de
    > Piau-Engaly. Armstrong a récupéré le maillot jaune,
    > abandonné deux jours après son prologue au Puy-du-Fou, et
    > il contrôle la course de main de maître. Ce soir-là, il
    prend
    > l'hélicoptère pour revenir de l'arrivée, survolant les
    > embouteillages, et arrive à l'hôtel de l'équipe bien avant
    > ses coéquipiers. O'Reilly fait partie de ceux qui sont
    > coincés sur la route, mais elle se console en pensant
    > qu'elle aura moins de travail le soir.
    >
    > «Ils ont conclu: douleur à la selle, pommade aux
    > corticoïdes, avec
    une
    > ordonnance antidatée»
    >
    >
    > «L'un de mes trois coureurs, Jonathan Vaughters, avait
    > déjà dû abandonner
    et
    > il ne me restait que Lance et Kevin Livingston. En prenant
    > l'hélicoptère, Lance allait arriver environ deux heures
    > avant nous, et je pensais qu'il aurait demandé à un autre
    > soigneur de lui faire son massage. Il avait
    besoin
    > de manger et de dormir autant qu'il pouvait. Et je
    > pensais: «Bon, je
    n'aurai
    > qu'à m'occuper de Kevin ce soir, ce ne sera pas trop mal.»
    > Mais, quand je suis arrivée à l'hôtel, il était là, assis
    > sur son lit, à m'attendre. J'ai trouvé ça mignon.»
    >
    >
    > Dès l'après-midi, Le Monde, dont l'un des journalistes a
    > vu une copie du résultat, a essayé d'obtenir une réaction
    > de l'équipe US Postal au papier qui venait de paraître à
    > Paris, selon lequel Armstrong avait été contrôlé positif
    > aux corticoïdes. [...]
    >
    >
    > Selon O'Reilly, la réponse de l'US Postal a été mise au
    > point pendant son massage tardif à Armstrong ce soir-là.
    >
    >
    > «Deux membres du staff de l'US Postal ont passé un moment
    > dans la pièce.
    Ils
    > parlaient en disant: «Qu'est- ce qu'on va faire, qu'est-ce
    > qu'on va faire? Restons calmes, restons groupés, pas de
    > panique, il faut qu'on ait tous la même histoire en
    > sortant d'ici.» On avait l'impression que la merde allait
    > sortir et il fallait trouver une explication. Et c'est ce
    > qu'ils ont
    conclu:
    > douleur à la selle, pommade aux corticoïdes, avec une
    > ordonnance
    antidatée.
    > Je savais déjà pour le corticoïde, car Lance me l'avait
    > dit. Il m'avait
    dit
    > qu'il avait pris un corticoïde avant ou pendant la Route
    > du Sud, le mois précédent, et il pensait qu'il serait OK
    > pour le Tour. Il pensait que le produit avait été
    > complètement éliminé de son organisme, mais, sans qu'on
    > comprenne pourquoi, il est réapparu. Je ne me souviens pas
    > d'avoir jamais entendu parler d'une douleur à la selle au
    > départ du Tour de France, mais, de toute façon, il m'a dit
    > de façon catégorique que ce n'était pas la pommade. Plus
    > tard, ce soir-là, il y a eu un branle-bas de combat pour
    > trouver Luis [del Moral, le médecin de l'équipe], qui
    > devait établir l'ordonnance.» Raison officielle, donc: une
    > dermatite allergique à la
    selle.
    >
    > «Maintenant, tu en sais assez pour me faire tomber»
    >
    > Ce mardi soir, Armstrong dira à O'Reilly, d'un air piteux:
    > «Maintenant, Emma, tu en sais assez pour me faire tomber.»
    > Une remarque si saisissante que c'est la dernière chose
    > qu'Emma a notée dans son agenda à la date du
    20
    > juillet.
    >
    >
    > (1) Taux de globules rouges dans le sang. L'EPO, considéré
    > comme un
    produit
    > dopant, permet de le faire augmenter et d'améliorer les
    > performances des coureurs.
    >
    >
    >
    >
    >

    Ewoud Dronkert <[email protected]> wrote in message
    news:<[email protected]>...
    > B. Lafferty wrote:
    > > From L'Express
    >
    > http://www.lexpress.fr/info/sciences/dossier/dopage/dossi-
    > er.asp?ida=428160 Index on http://www.lexpress.fr/info/sc-
    > iences/dossier/dopage/dossier.asp
     
  6. Psycholist

    Psycholist Guest

    "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    >
    > "leif_ericson" <[email protected]> wrote in
    > message news:[email protected]...
    > > >Originally posted by Psycholist Brian,
    > > >
    > > >It looks like we're all waiting on a translator.
    > > >
    > > >Bob C.
    > >
    > > I tried to make out some of it, but all I could gather
    > > is something about Armstrong handing out Rolex watches
    > > to people.
    >
    > There's a bit more than that. ;-)
    >
    >

    Brian,

    English is my first language. Southern is my second. I
    don't have a third. Could you enlighten me (and all of us
    who are similarly language deficient) with a summary of the
    relevant details?

    I'll trust you to adhere to the most objective standards in
    condensing the subject matter so it doesn't get skewed to
    any particular viewpoint.

    Thanks, Bob C.
     
  7. Ferie wrote:

    (snip)
    >
    > But at the Tour de France in 1999 he failed a test for the
    > corticosteroid triamcinolone - a banned substance found in
    > some medicines and creams

    I hadn't heard this, and forgive me if this has been
    discussed to death. Triamcinolone is NOT an anabolic
    steroid--it is a glucocorticoid--used mainly as an
    antiinflammatory agent. As such it is still possible
    to abuse, but legitimate use is far more credible
    than it would be for an anabolic.

    Steve

    > -
    --
    Mark & Steven Bornfeld DDS http://www.dentaltwins.com
    Brooklyn, NY
     
  8. Trg

    Trg Guest

    babelfish.altavista.com choose french to english. Should
    give you a pretty good idea of what it says.

    psycholist wrote:
    > "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message news:XF-
    > [email protected]
    >>
    >> "leif_ericson" <[email protected]> wrote in
    >> message news:[email protected]...
    >>>> Originally posted by Psycholist Brian,
    >>>>
    >>>> It looks like we're all waiting on a translator.
    >>>>
    >>>> Bob C.
    >>>
    >>> I tried to make out some of it, but all I could gather
    >>> is something about Armstrong handing out Rolex watches
    >>> to people.
    >>
    >> There's a bit more than that. ;-)
    >>
    >>
    >
    > Brian,
    >
    > English is my first language. Southern is my second. I
    > don't have a third. Could you enlighten me (and all of us
    > who are similarly language deficient) with a summary of
    > the relevant details?
    >
    > I'll trust you to adhere to the most objective standards
    > in condensing the subject matter so it doesn't get skewed
    > to any particular viewpoint.
    >
    > Thanks, Bob C.
     
  9. pedalchick

    pedalchick New Member

    Joined:
    Aug 4, 2003
    Messages:
    190
    Likes Received:
    0
    Summary:
    "I got rid of a package of syringes containing god-knows-what (because I sure don't) for Pants and was freakin' because I got pulled over by a cop, but he asked me if I knew Gorski and I said he's my boss, and the cop was like, tell him I say hi, I knew him back in the 80's. So anyhow, I went to Spain and got a vial of something or other for Pants, and met him at McDonalds and was, like, freaking. So I secretly slipped him the package and he's like, thanks girlie, here's a Rolex. That's how he thanks everyone, dropping Rolex watches like they're pocket change, but I bet he makes Kristin buy them all because he's such a guy like that. He's like, dripping with money, and I would like to get a piece of it because I can't find a job anywhere! So, like, when this reporter called me and said we could cash in bigtime on Pants' publicity for the Toor, I said 'Cool! 'Cos I pawned that Rolex a long time ago!'"
     
  10. B. Lafferty

    B. Lafferty Guest

    "pedalchick" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    > Psycholist wrote:
    > > "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message
    news:XFmzc.26523$Yd3.-
    > >
    ad3.news.atl.earthlink.netnews:[email protected]
    > > ad3.news.atl.earthlink.net...
    > > >
    > > > "leif_ericson" <[email protected]>
    > > > wrote in message
    news-
    > > >
    [email protected]:[email protected]
    > > > netserver.com...
    > > > > >Originally posted by Psycholist Brian,
    > > > > >
    > > > > >It looks like we're all waiting on a translator.
    > > > > >
    > > > > >Bob C.
    > > > >
    > > > > I tried to make out some of it, but all I could
    > > > > gather is
    something
    > > > > about Armstrong handing out Rolex watches to
    > > > > people.
    > > >
    > > > There's a bit more than that. ;-)
    > > >
    > > >
    > > Brian, English is my first language. Southern is my
    > > second. I don't have a third. Could you enlighten me
    > > (and all of us who are similarly
    language
    > > deficient) with a summary of the relevant details?
    > > I'll trust you to adhere to the most objective
    > > standards in condensing the subject matter so it
    > > doesn't get skewed to any particular
    viewpoint.
    > > Thanks, Bob C.
    >
    >
    >
    > Summary: "I got rid of a package of syringes containing
    > god-knows-what (because I sure don't) for Pants and was
    > freakin' because I got pulled over by a cop, but he asked
    > me if I knew Gorski and I said he's my boss, and the cop
    > was like, tell him I say hi, I knew him back in the 80's.
    > So anyhow, I went to Spain and got a vial of something or
    > other for Pants, and met him at McDonalds and was, like,
    > freaking. So I secretly slipped him the package and he's
    > like, thanks girlie, here's a Rolex. That's how he thanks
    > everyone, dropping Rolex watches like they're pocket
    > change, but I bet he makes Kristin buy them all because
    > he's such a guy like that. He's like, dripping with
    > money, and I would like to get a piece of it because I
    > can't find a job anywhere! So, like, when this reporter
    > called me and said we could cash in bigtime on Pants'
    > publicity for the Toor, I said 'Cool! 'Cos I pawned that
    > Rolex a long time ago!'"

    I think bias has impacted negatively on some of your
    translation.

    But, I wonder if Armstong's solicitors will seek replevin of
    Emma's Rolex.
     
  11. "B. Lafferty" <[email protected]> writes:

    > I think bias has impacted negatively on some of your
    > translation.
    >
    > But, I wonder if Armstong's solicitors will seek replevin
    > of Emma's Rolex.

    Jeeperz. Didn't hear of Replevin for years.

    Good old Anglo-Saxon remedy though :)

    --
    le Vent a Dos Davey Crockett No e-patents, pas de brevets
    logiciels Pétition contre les brevets logiciels :
    http://petition.eurolinux.org Six-Day site:
    http://members.rogers.com/sixday/sixday.html Please address
    all replies to the list
     
  12. Psycholist

    Psycholist Guest

    "Mark & Steven Bornfeld DDS" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    > Ferie wrote:
    >
    > (snip)
    > >
    > > But at the Tour de France in 1999 he failed a test for
    > > the corticosteroid triamcinolone - a banned substance
    > > found in some medicines and creams
    >
    > I hadn't heard this, and forgive me if this has been
    > discussed to death. Triamcinolone is NOT an anabolic steroid--
    > it is a glucocorticoid--used mainly as an antiinflammatory
    > agent. As such it is still possible to abuse, but
    > legitimate use is far more credible than it would be for
    > an anabolic.
    >
    > Steve
    >
    > > -
    > --
    > Mark & Steven Bornfeld DDS http://www.dentaltwins.com
    > Brooklyn, NY

    IIRC, he had a saddle sore and used an ointment. He also had
    a prescription and the prescription was approved by the UCI.
    Also, while the test indicated he was "positive" for the
    triamcinolone, it wasn't a true "positive" in the sense that
    he was considered to have failed the doping test. There was
    a threshold value he would have needed to exceed and his
    level was 1/10th of that. There was quite a controversy at
    the time that any information about it was ever released by
    the vampires.

    In other words, it was all nonsense! That they're calling it
    a positive test now is telling, in my view.

    Bob C.
     
  13. B. Lafferty

    B. Lafferty Guest

    "psycholist" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    >
    > "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message news:XF-
    > [email protected]
    > >
    > > "leif_ericson" <[email protected]> wrote in
    > > message news:[email protected]...
    > > > >Originally posted by Psycholist Brian,
    > > > >
    > > > >It looks like we're all waiting on a translator.
    > > > >
    > > > >Bob C.
    > > >
    > > > I tried to make out some of it, but all I could gather
    > > > is something about Armstrong handing out Rolex watches
    > > > to people.
    > >
    > > There's a bit more than that. ;-)
    > >
    > >
    >
    > Brian,
    >
    > English is my first language. Southern is my second. I
    > don't have a
    third.
    > Could you enlighten me (and all of us who are similarly
    > language
    deficient)
    > with a summary of the relevant details?
    >
    > I'll trust you to adhere to the most objective standards
    > in condensing the subject matter so it doesn't get skewed
    > to any particular viewpoint.
    >
    > Thanks, Bob C.

    http://world.altavista.com/ will give you a basic idea of
    it. Don't worry about the word limit. Just copy and paste
    everything you want.
     
  14. On Mon, 14 Jun 2004 18:40:31 -0400, psycholist wrote:
    >IIRC, he had a saddle sore and used an ointment. He also
    >had a prescription and the prescription was approved by the
    >UCI. Also, while the test indicated he was "positive" for
    >the triamcinolone, it wasn't a true "positive" in the sense
    >that he was considered to have failed the doping test.
    >There was a threshold value he would have needed to exceed
    >and his level was 1/10th of that. There was quite a
    >controversy at the time that any information about it was
    >ever released by the vampires.
    >
    >In other words, it was all nonsense! That they're calling
    >it a positive test now is telling, in my view.

    But in the Emma Papers, it is suggested (by Emma's
    recollection of conversations around her) that there was
    some frantic "What do we do now?" going on in the Armstrong
    entourage, and an anti-dated recipe was manufactured.
     
  15. B. Lafferty

    B. Lafferty Guest

    "Ewoud Dronkert" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    > On Mon, 14 Jun 2004 18:40:31 -0400, psycholist wrote:
    > >IIRC, he had a saddle sore and used an ointment. He
    > >also had a
    prescription
    > >and the prescription was approved by the UCI. Also, while
    > >the test indicated he was "positive" for the
    > >triamcinolone, it wasn't a true "positive" in the sense
    > >that he was considered to have failed the doping test.
    > >There was a threshold value he would have needed to
    > >exceed and his level was 1/10th of that. There was quite
    > >a controversy at the time that any information about it
    > >was ever released by the vampires.
    > >
    > >In other words, it was all nonsense! That they're calling
    > >it a positive test now is telling, in my view.
    >
    > But in the Emma Papers, it is suggested (by Emma's
    > recollection of conversations around her) that there was
    > some frantic "What do we do now?" going on in the
    > Armstrong entourage, and an anti-dated recipe was
    > manufactured.

    She alleges that Armstong used steroids in the Route du Sud
    and thought they had cleared his system. Armstrong had not
    filed a medical certificate prior to the Tour for the butt
    cream, IIRC. My recollection is that he was not sanctioned
    for failing to file as his test was not over the limit, and
    thus not actually positive. Emma states rather clearly that
    they cooked up the butt cream story to cover the Route du
    Sud usage.

    Has there been any comment published as to Emma's reaction
    to all of this? Calling Eire rbr denizens.........
     
  16. On Mon, 14 Jun 2004 22:52:32 GMT, B. Lafferty wrote:
    >> But in the Emma Papers, it is suggested (by Emma's
    >> recollection of conversations around her) that there was
    >> some frantic "What do we do now?" going on in the
    >> Armstrong entourage, and an anti-dated recipe was
    >> manufactured.
    >
    >She alleges that Armstong used steroids in the Route du Sud
    >and thought they had cleared his system.

    Yes, that too.
     
  17. Jaybee

    Jaybee Guest

    bottom post via babelfish

    "psycholist" <[email protected]> wrote in message
    news:[email protected]...
    >
    > "B. Lafferty" <[email protected]> wrote in message news:XF-
    > [email protected]
    > >
    > > "leif_ericson" <[email protected]> wrote in
    > > message news:[email protected]...
    > > > >Originally posted by Psycholist Brian,
    > > > >
    > > > >It looks like we're all waiting on a translator.
    > > > >
    > > > >Bob C.
    > > >
    > > > I tried to make out some of it, but all I could gather
    > > > is something about Armstrong handing out Rolex watches
    > > > to people.
    > >
    > > There's a bit more than that. ;-)
    > >
    > >
    >
    > Brian,
    >
    > English is my first language. Southern is my second. I
    > don't have a
    third.
    > Could you enlighten me (and all of us who are similarly
    > language
    deficient)
    > with a summary of the relevant details?
    >
    > I'll trust you to adhere to the most objective standards
    > in condensing the subject matter so it doesn't get skewed
    > to any particular viewpoint.
    >
    > Thanks, Bob C.
    >
    >
    "the medical program"

    Emma O' Reilly met for the first time one of the authors on
    June 23, 2003, in her house of Cheshire, the north of
    England. Without tape recorder nor notebooks. Just a long
    discussion over his five years spent within the team, on
    professional cycling and the US secrecies Postal one [... ]
    "I was right a graduate Irishwoman in electricity,
    reconverted into the massage and which, engaged by a cyclist
    team, had ended up working directly with Lance Armstrong
    when it had gained his Tour first of France." [... ] Emma
    appreciated her the first three years and half, but knowing
    what it knows, it cannot affirm any more that cycling is
    admirable [... ] It has all considering, but, like the
    others, it obeyed the omerta. Now, it is ready to break the
    law of silence.

    [... ] The irony of the fate, it is that Emma O' Reilly
    liked much Lance Armstrong. [... ] the first year [ 1998 ],
    Armstrong is wary of Johnny Weltz, the sporting director,
    and it is with it that he entrusts. It appreciates its
    force of character; it faces the problems, can decide.
    Ambitious, it is not afraid to involve the team in the
    direction which it estimates to be the maid, not neglecting
    any detail. It is him which imposes for example that the
    cereals are banished breakfast. "Look at that, says me it
    one day by pointing finger the bars of muesli. Is you know
    how many calories there inside? This trick holds with
    sugar. That does not go." And the muesli disappears from
    the table of the team.

    She finds it funny. Its humour is sometimes absurd, but it
    likes it. She also appreciates that it makes fun, like she,
    of politically correct, exceeding it even in this field. She
    likes her blunt side: I say to you what I will do, and I do
    it. For example, it kept a tooth against the European teams
    which refused to engage it after her cancer and it is due to
    theirs to make pay. And Emma thinks: "Eh well, Lance, you
    show them what you can do, you make them pay." [... ]

    Ritz and Rolex

    Whoever followed the Turn of France 1999 cannot forget the
    performance of Armstrong. Nonglad to have gained the
    prologue, it takes the head of the race after a victory
    dazzling in the first against the-shows in Metz, and
    exceeds its rivals in the mountain. July 14, it is devoted
    to a new imperial demonstration at the top of Alpe-in Huez.
    Emma remembers in the way in which Armstrong put its rivals
    under the extinguisher this day, but more still of her
    conversation, the afternoon, with Christie, commentatrice
    of Eurosport and wife of the old Australian runner Phil
    Anderson. O' Reilly had noticed beautiful Rolex with the
    wrist of Californian, too small for a watch of man, a
    little large for a watch of woman, and it is precisely what
    it had liked.

    "It is really a beautiful watch, Christie. Can I see it?

    - Emma, it is worth 4 000 dollars, it is a gift of Phil.

    - You know, my cabbage, I can be offered a watch to 4 000
    dollars. Do not take top to me because I am only one
    employee."

    [... ] This evening, by massing Armstrong, it tells him its
    discussion with Christie. "For which is caught it? It
    believes that I cannot treat to Rolex? It is a little
    idiotic to spend as much for a watch, but if I wanted it, I
    could." Armstrong, which finds enough also Christie Anderson
    exasperating, listening with sympathy.

    "Looks at, Emma, I did not get rid any; can you put Ca
    at the dustbin "

    Two weeks later approximately, the Turn arrives to Paris. A
    work of hell for Emma, who must empty the FIAT lent to the
    teams for the race and supervise that nothing misses in the
    trucks of US Postal. Tired, of bad hair, it is far from to
    have finished arranging when it is informed it that it is
    awaited Ritz with Julien de Vriese [ mechanic of the US team
    Postal ]. Armstrong wants to see them [... ] With all that
    they have still to do, both renâclent. "We were burst, of
    bad mood, and we showed sorrow, with our crasseux shorts. I
    wore an old shirt Trek, the kind of trick which the pump
    assistants put. Julien had also his jacket of pump
    assistant."

    [... ] [ In Ritz ], the door opens and everyone finds the
    smile [... ] Room, bathroom and roomy living room, the
    winner of the Turn of France saw already very comfortably.
    Kristin is cutting the hair of her husband. "Let Kristin
    finish", their Lance request. "One will then speak" [... ]
    once his hair cut, Armstrong rises and two to them splendid
    Rolex offers. The gift is made simply, but with sincerity.
    Lance wants to testify its recognition with these two people
    who played an important part in slides. Usually, welfare men
    and mechanic do not receive Rolex of their owners, and the
    unexpected character of the present only makes it more
    invaluable to the eyes of O' Reilly and Vriese.

    By leaving the hotel, Julien jokes with Emma. "It must be a
    gift of Kristin. Never Lance would have spent as much of
    money for us." They know both that it is Lance which
    required of his wife to buy them. Of return in England, Emma
    will make ensure the watch, evaluated with 4 000 dollars.
    She will notice the date of guarantee: July 16. The watches
    were thus bought two days after this conversation tended
    with Christie Anderson. [... ]

    With or without?

    Armstrong has charisma, a natural authority, and it is
    animated of a savage ambition. It is a leader, as at ease in
    a part filled journalists as vis-a-vis with the best runners
    in the greatest races. In full convalescence, it is
    addressed for example to the 200 guests of a Hollywood
    dinner out of smoking, organized in the honor of the
    American cyclists Olympic medallists:

    "That do you think about it?" their it asks by showing the
    black beret which it carries. "it is better with?"

    It awaits a few seconds before removing it and from exhiber
    its cranium returned bald person by chemotherapy. "Or it is
    better without?"

    In front of the faintness of the audience, it continues.
    "That do you think about it?" Then it gives its beret,
    "With?", removes again: "Or without?"

    "Remove it! You are not obliged to carry it!" exclaim a
    voice in the room. It smiles and removes its beret. It has
    just made a success of brillamment its demonstration: face
    should be tackled the fear that cancer inspires, and while
    attacking one reduces it to nothing [... ]

    Stopped by the police force...

    With the end of the summer 1998, short Armstrong the Turn of
    the Netherlands and shows that its form is maintained by
    finishing 4e. [... ] [ the last day ] O' Reilly proposes in
    Lance to take it along [ with the airport ], and they make
    the voyage in one of VW Passat [ with the colors ] of the
    team. With the airport, Armstrong tightens in Emma a
    carefully packed up black bag. "Looks at, Emma, I did not
    get rid any; can you put that at the dustbin?" These are
    empty syringes that Armstrong used during the Turn of the
    Netherlands and which he does not want to leave behind him
    with the hotel. "Yes, not of problem", it answers. It should
    be only one routine work.

    "I knew that the car belonged to the US stable Postal and I
    threw into a panic a little by asking me where I was going
    to throw that. I could not stop me with the first service
    station on the motorway and they was too dangerous to put it
    in a public dustbin. The Turn of France 1998, with all its
    scandals, had been finished only for four weeks and there
    was a true risk that somebody does not recover the package
    in a dustbin. I said myself that best for me was to keep
    that in the car until my arrival.

    After the Belgian border, I started to lead briskly. Not at
    a tremendous speed, but beyond the authorized limit. Knowing
    what I transported, I rolled however less quickly than
    usually. Suddenly, I saw the gyrophare of a police car in my
    rear view mirror. "Oh, shit!" I was going to have to stop
    me, and I thought only of the syringes. There was a strap
    which led towards a service station, I engaged there, the
    police car followed me. What was I going to say to them? I
    already smelled myself to tremble. I wondered: how many
    syringes is there in the package? Six or ten, and which
    traces were going to find in these syringes? It was really
    anything. I felt that I was in sweat.

    I saw the police officer leaving his car and approaching me.
    I thought that I was to start with me to excuse for my too
    fast control:

    - I am really sorry...

    - Not, not, there is no problem. You know Mark Gorski?

    - Euh... Yes, it is my owner.

    - I ran with Mark in the years 1980.

    - Ah, really, that then!

    [... ] Before the end of the conversation, this cop had
    become my best friend. We separated in excellent terms, my
    package secret in safety in the glove compartment of the
    car. I did not know what there was in these syringes, but I
    did not want that somebody discovers it.

    Seen under this angle, it was funny."

    [... ]

    Emma passes the border

    May 6, 1999, Lance Armstrong finishes a short camp of drive
    in the Pyrenees. It left in recognition on the course which
    the Turn of France must borrow two months later. Only some
    people sorted on the shutter accompany it: the s porting
    director, Johan Bruyneel, Doctor Luis del Moral, the
    mechanic Julien de Vriese and Emma O' Reilly. [... ] At the
    time to separate to return to their respective homes,
    Armstrong asks to him whether it could go to Piles, the
    Spanish seat of the team, on the East coast, to recover
    medical products at LED Moral. It accepts: "Good of
    agreement, I will do it this time." O' Reilly wants that its
    been engaged, Simon Lillistone, is voyage and it informs
    Armstrong of it. "do not say to Simon what you do", it [...
    ]. For its voyage says him to Piles, it rents a car with its
    professional credit card. "Xsara bleu.marine, to the Citroen
    garage, Béziers. [... ] I left one Friday afternoon by the
    motorway. It was necessary for me nearly five hours to gain
    Piles. It was approximately 21. 15 when I arrived [... ] It
    is saturdays after midday, while we clean the trucks, that
    Bruyneel was pointed. I was held with the entry of the
    garage when Johan discreetly slipped a bottle to me of
    compressed into the hands, it tightened it to me like that,
    the box hidden in the palm of his hand. It passed in front
    of me and I took it without nobody seeing me.

    Johan was particularly charming this day. I had not
    requested from Lance what I was to transport, because I did
    not want the knowledge. This bottle was round, did not
    measure more than 10 or 12 centimetres. One saw the white
    seals through the brown plastic. There was perhaps two dozen
    of them inside. I entered the house and I preciously
    arranged the bottle in my toilet bag."

    "When I asked him what it was going to do, it laughed
    and said to me: "You know, which everyone made." "

    [ Sunday morning ] after the meal, O' Reilly undertakes its
    long return voyage towards France. "It made already night
    when I arrived at the border. I suppose that it was because
    it was one Sunday evening, but it is the only time of my
    life where I saw a file of cars at a customs station. There
    was evil to believe it, I really did not need that. While
    having patience in the tail, I started to become nervous. I
    tried to reassure me by saying to me that my rented car had
    few chances to be excavated, but if it were it? And if I
    were taken and stopped? I had badly with the stomach [... ]
    the drama ended when one beckoned to me to pass. I pushed a
    sigh of relief. God thank you, I had left myself there."

    [ Emma must see ] Armstrong the next morning, on the carpark
    of McDonald' S of the suburbs niçoise. The appointment is
    envisaged at 11 a.m. 30, but it is almost midday when it
    arrives. It places the bottle of compressed in the pocket of
    the door of the driver to facilitate the operations.
    Armstrong does not like that one makes it wait and, on the
    way, it invited it to be excused. "I said to him: "I
    Excuses, I will be late." It answered me: "Not, t'en do not
    make, that will go." It was unusual of its share.

    While arriving on the carpark of McDo, I parked myself on
    the right of Passat blue of Lance. Lance left the car and I
    tightened the bottle to him. Very happened in a few seconds.
    We spoke again never again of this voyage in Spain."

    "I will make like the others"

    [... ] Emma O' Reilly remembers not only Critérium of
    Dauphiné released 1999 because of the vexations of Vaughters
    [ fellow-member of Amstrong ] the last day, but also for
    another reason. "One evening, during the race, I made a
    massage with Lance, and he said to me that its rate of
    hématocrite (1) was to 41 this day. Without reflecting, I
    answered him: "But it is terrible, 41, what you will make?"
    Everyone in cycling knows that one cannot gain with a rate
    of 41. It looked at me and said to me: "Emma, you know what
    I will do, I will make like the others." I thought: "My God,
    ouais." I seemed stupid to ask him that. I noted it in my
    diary: "L was to 41 today and when I asked him what it was
    going to do, it laughed and said to me: "You know, which
    everyone made." I knew exactly what it was going to do."

    Lance wants make-up

    [... ] The Turn of France 1999 takes the departure one
    Saturday, July 3. The day before, the runners are presented
    at the medical examination to know if they are ready to run
    three weeks. Even if this official ceremony is organized for
    the media than for medical reasons, the runners cannot cross
    there. A runner of the level of Armstrong Lance knows very
    well that when the tension is taken to him, when one
    measures his respiratory capacity or his rate of heartbeat,
    the photographers will be there. But this day, however,
    there is a problem.

    "Lance required of me, remembers O' Reilly, to seek in my
    necessary to make-up if I had some thing to hide the
    hématomes caused by the syringes on his arm, its right arm
    if I have good memory. Its reasoning was that he did not
    want that people see these traces and start to suspect
    something. I said to him: "Lance, it is necessary something
    moreover strapping man for you whom what I have." It was the
    first time that me for a similar trick was asked. Knowing
    that my make-up would not be used for nothing, I went in a
    shop to buy a covering make-up foundation. It was spread out
    it and we laughed, because I found that that did not make
    very well."

    The cyclists continuously receive punctures of vitamins and
    perfusions of glucose. Why Armstrong does it so much give
    itself difficulty for hiding marks of punctures of syringe
    on its arm? Which are the products which can be injected at
    this place of the body? We requested their opinion from
    several specialists.

    Jean-Pierre de Mondenard, who exerted during ten years in a
    center for children diabetics, explains that a puncture
    injected on the external face top of an arm is very
    specific: "It acts of a vaccine, of insulin, EPO, or of
    growth hormone. All that is authorized, the vitamins, iron,
    the products of recovery, is done in the buttock. With the
    rigour, intramuscular can also be done in the thigh. The top
    of the arm allows only one injection low depth, and thus the
    use of small needles with insulin. And it is easier to be
    made a hématome there."

    [... ]Qu' thinks of it Willy Voet, the former welfare man
    of the Festina team, which is twenty years old of
    "experiment" on the matter? "In top of the arm, one
    injected growth hormone, the EPO, corticoids or the
    amphetamines, explains it. In fact, all that is not "oily".
    The other products, iron, the vitamins for example, one
    injected them into a buttock, a place where there is enough
    "meat". The punctures in the arm are subcutaneous. One uses
    small needles insulin kind."

    The make-up foundation of O' Reilly fulfills its role,
    because medical control proceeds without incident. The
    following day, short Armstrong the prologue of Puy-of-Insane
    and crushes its rivals at the end of a dazzling performance.
    "When it gained, we fell stiff", known as O' Reilly.

    [... ]

    Positive with corticoids

    The stage of the following day rejoins Montaigu with
    Challans, in the west of France, and Armstrong succeeds in
    keeping the yellow jersey. For this reason, it must be again
    subjected to control antidopage. This 4 July, national
    feastday in its country, Armstrong is controlled positive.
    One finds in his urines of the traces of triamcinolone
    acétonide, a corticoid of synthesis to delayed action which
    cannot emanate to in no case of a natural secretion [... ]
    Problem, however: on the official report of the medical
    control of Armstrong carried out with Challans, in the
    column "Drugs taken", he is written: "nothing". Control took
    place Sunday evening at 5 p.m. and two weeks are passed
    before the positive result of Armstrong is ventilated by the
    daily newspaper the World.

    Two days later, the race begins again with a stage in the
    Pyrenees, which arrives in the winter sports resort of Piau-
    Engaly. Armstrong recovered the yellow jersey, given up two
    days after its prologue with theInsane one, and it controls
    the race of hand of Master. This evening, it takes the
    helicopter to return from the arrival, flying over the
    congestions, and arrives at the hotel of the team well
    before her fellow-members. O' Reilly forms part of those
    which are wedged on the road, but it is comforted by
    thinking that it will have less work the evening.

    "They concluded: pain with the saddle, pomade with
    corticoids, with an antedated ordinance "

    "One of my three runners, Jonathan Vaughters, had already
    had to give up and there remained to me only Lance and Kevin
    Livingston. While taking the helicopter, Lance was going to
    arrive approximately two hours before us, and I thought that
    it would have asked another welfare man to make him his
    massage. It needed to eat and to sleep as much as it could.
    And I thought: "Good, I will have to only occupy myself of
    Kevin this evening, it will not be too badly." But, when I
    arrived at the hotel, it, had sitting there on its bed, to
    await me. I found that nice."

    As of the afternoon, the World, of which one of the
    journalists saw a copy of the result, tried to obtain a
    reaction of the US team Postal to the paper which had just
    appeared in Paris, according to which Armstrong had been
    controlled positive with corticoids [... ]

    According to O' Reilly, the US response Postal one was
    developed during its late massage to Armstrong this evening.

    "Two members of the US staff Postal one spent one moment in
    the part. They spoke while saying: "That is what will one
    will make, what one make? Let us remain calm, remain
    grouped, not of panic, it is necessary that one has all the
    same history while leaving from here." One had the
    impression that the shit and had to be found an explanation
    was going to leave. And it is what they concluded: pain with
    the saddle, pomade with corticoids, with an antedated
    ordinance. I knew already for corticoid, because Lance had
    said it to me. It had said to me that it had taken a
    corticoid before or during the Road of the South, the
    previous month, and it thought that it would be OK for the
    Turn. It thought that the product had been completely
    eliminated from its organization, but, without it being
    included/understood why, it reappeared. I remember never to
    have heard speak about one pain to the saddle at the
    beginning the Turn about France, but, in any event, he told
    me in a categorical way that it was not the pomade. Later,
    this evening, there was a swing-low of combat to find Luis [
    del Moral, the doctor of the team ], which was to establish
    the ordinance." Official reason, therefore: a dermatite
    allergic to the saddle.

    "Now, you can some to make me enough fall"

    This Tuesday evening, Armstrong will say to O' Reilly, of a
    piteous air: "Now, Emma, you can some to make me enough
    fall." A remark if seizing that it is the last thing which
    Emma noted in its diary at the date of July 20.

    (1) Rate of red globules in blood. The EPO, considered as a
    doping product, makes it possible to make it increase
    and to improve the performances of the runners.
     
  18. Shussbar

    Shussbar Guest

    "snip"

    Very interesting, but actually, is it a surprise really..
     
  19. Shussbar

    Shussbar Guest

    >but all I could gather is something about Armstrong handing
    >out Rolex watches to people.

    At the beginning of the story, to reward Emma and another
    dude, because Christie ANDERSON, wife of the aussie, had one
    and was kind of showing off with it in front of Emma, saying
    that it was worth 4000$, a gift from my husband gna gna gna
    !! Emma told the story to Lance, and lance said that him too
    could afford it that after the win in Paris, he had Kristin
    bought 2 rolex for Emma and the other dude
     
  20. Steven

    Steven Guest

    [sniped B.S.]

    I do not know if Lance is doped or not. That however is not
    the issue with this chick. What is the issue is what she is
    saying is total bollucks. The cream he used for his saddle
    sores would be a cortisol steriod to reduce inflamation. Not
    an anabolic steriod to aid recovery. Totally different
    substances.

    As I have stated before cortisol steriods could be used as a
    performance enhancer but not the way she is infering.

    People disgust me. If your going to lie, at least do a
    little research first!
     
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